Le Troisième Homme

Carol Reed

Grande-Bretagne — fiction — 1949 — 1h44 — noir et blanc — vostf

Titre original The Third Man Scénario Graham Greene, Alexander Korda Image Robert Krasker Musique Anton Karas Montage Oswald Hafenrichter Production London Film Productions Source Studio Canal Interprétation

Joseph Cotten, Alida Valli, Orson Welles, Trevor Howard, Bernard Lee, Paul Hörbiger, Ernst Deutsch, Siegfried Breuer

Holly Martins, un jeune écrivain américain, débarque dans la Vienne dévastée de l’après-guerre pour y retrouver son ami d’enfance, Harry Lime. Mais celui-ci vient de trouver la mort dans un accident de voiture. Intrigué par des témoignages divergents, Holly Martins décide de mener l’enquête…

« C’est l’ère des monstres froids, brillants d’intelligence, totalement fascinants par l’ampleur même de leur cynisme qu’annonce Orson Welles. Face à son copain qui croit encore que la vie est un roman, il grince, dans un sourire : “L’Italie des Borgia a connu trente ans de terreur, de sang, mais en sont sortis Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance. La Suisse a connu la fraternité et cinq cents ans de démocratie. Et ça a donné quoi ? Le ‘coucou’ !” La réplique n’a pas été écrite par Graham Greene, semble-t-il, mais par Welles lui-même. Elle reflète l’angoisse que distille toujours ce film – à propos de l’honnêteté impossible, de la traîtrise inévitable – qui se clôt sur un dénouement splendide. »

Pierre Murat, Télérama, 26  avril 2008