Scénario Marco Bellocchio, Daniela Ceselli
Image Roberta Allegrini
Musique Area, Carlo Crivelli, Riccardo Giagni, Arvo Pärt
Montage Francesca Calvelli, Federico Ricci
Production Filmabatros, Rai Tre
Source Kavac Film
À partir d’archives et d’interviews de figures politiques des « années de plomb », le film revient sur la théorie et la pratique du combat armé orchestré par les Brigades rouges. Une pensée historique sur les événements, la révolution communiste se construit à partir de différents points de vue individuels.
« Bellocchio s’interroge sur un moment marquant de l’histoire italienne, celle qu’il définit lui-même comme une “rationalité délirante”. Les images d’archives viennent illustrer les entretiens et mettent l’accent sur l’aspect délirant des faits comme la découverte du corps d’Aldo Moro et surtout l’incroyable vidéocassette du procès prolétaire de Roberto Peci. Mais le cœur du travail de Bellocchio est ailleurs. Il est dans le rapport implicite qui existe entre l’auteur et son sujet. Ce n’est pas un hasard si c’est à son ancien chef de parti, Brandirali, que Bellocchio demande ce que signifie avoir travaillé pour la révolution italienne pour finalement se retrouver face à de telles dérives. Bellocchio pose la question à Brandirali, il se la pose probablement à lui-même, et exprime ainsi, sans pour autant l’expliquer, une interrogation commune à bon nombre de cette génération. »
Marco Bellocchio fait partie de ces réalisateurs qui, possédant un regard dur, ont pu, après cinquante ans d’activité, continuer à proposer des œuvres fortes, intransigeantes et d’une complexité rare. En effet, très peu de metteurs en scène européens...
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Sogni infranti
Marco Bellocchio
Italie — documentaire — 1995 — 52min — couleur — vostf
À partir d’archives et d’interviews de figures politiques des « années de plomb », le film revient sur la théorie et la pratique du combat armé orchestré par les Brigades rouges. Une pensée historique sur les événements, la révolution communiste se construit à partir de différents points de vue individuels.
« Bellocchio s’interroge sur un moment marquant de l’histoire italienne, celle qu’il définit lui-même comme une “rationalité délirante”. Les images d’archives viennent illustrer les entretiens et mettent l’accent sur l’aspect délirant des faits comme la découverte du corps d’Aldo Moro et surtout l’incroyable vidéocassette du procès prolétaire de Roberto Peci. Mais le cœur du travail de Bellocchio est ailleurs. Il est dans le rapport implicite qui existe entre l’auteur et son sujet. Ce n’est pas un hasard si c’est à son ancien chef de parti, Brandirali, que Bellocchio demande ce que signifie avoir travaillé pour la révolution italienne pour finalement se retrouver face à de telles dérives. Bellocchio pose la question à Brandirali, il se la pose probablement à lui-même, et exprime ainsi, sans pour autant l’expliquer, une interrogation commune à bon nombre de cette génération. »
Andrea Colombo, Il Manifesto, 9 novembre 1995
Dans nos archives...
Textes
Michel Ciment (Critique et historien du cinéma, membre du comité de rédaction de la revue Positif) — 2015
Marco Bellocchio
Marco Bellocchio fait partie de ces réalisateurs qui, possédant un regard dur, ont pu, après cinquante ans d’activité, continuer à proposer des œuvres fortes, intransigeantes et d’une complexité rare. En effet, très peu de metteurs en scène européens...
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