Si Paris l’avait su

Antony Darnborough, Terence Fisher

Royaume-Uni — fiction — 1950 — 1h41 — 35mm — noir et blanc — vostf

Titre original So Long at the Fair Scénario Hugh Mills, Anthony Thorne Image Reginald H. Wyer Musique Benjamin Frankel Montage Gordon Hales Son Gerry Anderson Production Gainsborough Pictures Source Swashbuckler Films Interprétation

Jean Simmons (Vicky Barton), Dirk Bogarde (George Hathaway), David Tomlinson (Johnny Barton), Marcel Poncin (Narcisse), Cathleen Nesbitt (Madame Hervé), Honor Blackman (Rhoda O’Donovan), Betty Warren (Mrs O’Donovan)

Une jeune Anglaise, Vicky Barton, et son frère Johnny arrivent à Paris pour visiter l’Exposition universelle de 1889. Le lendemain de leur installation à l’hôtel, le frère a disparu. Et tout le monde prétend que la jeune fille est arrivée seule…

« Remarquable à tout point de vue, Si Paris l’avait su illustre à quel point certains thèmes se trouvaient déjà présents en 1950 dans les premiers films de Terence Fisher. Le film aurait pu tout aussi bien se transformer, avec relativement peu d’altérations, en un film de vampires. Le thème fishérien de la lutte entre le Bien et le Mal est constamment présent : le Bien (l’inno cence, le rationnalisme anglais) est présenté sous les traits de Jean Simmons et Dirk Bogarde, alors que le Mal (Paris, les Français), comme toujours chez Fisher, apparaît sous le vernis artificiel de la beauté de Paris et de l’Exposition universelle (décor flamboyant de l’hôtel, le Moulin-Rouge). Sous ce vernis, Fisher affirme une totale maîtrise de son sujet en offrant des plans d’une composition picturale étonnante. Bénéficiant d’un budget important, Fisher a su reconstituer avec minutie le Paris de la fin du xixe siècle. » Stéphane Bourgoin, Terence Fisher, Edilig