Samedi soir, dimanche matin

Karel Reisz

1960 — Grande-Bretagne — 89 mn — N et B. — V.O.S.T.F.

Titre original Saturday Night and Sunday Morning Scénario Alan Sillitoe Prises de vue Freddie Francis Montage Ted Marshall, Seth Holt Décors Timothy O’Brien Musique John Dankworth Production Woodfall Film Productions Distribution Athos Films, Paris Interprétation

Albert Finney (Arthur Seaton), Shirley Anne Field (Doreen Gretton), Rachel Roberts (Brenda), Hylda Baker (Aunt Ada), Norman Rossington (Bert), Bryan Pringle (Jack)

Arthur Seaton est un cynique. Et il s’en vante. A 23 ans, il considère que ce sont les autres – la Société tout entière – qui sont fous à vouloir respecter des principes qui ne mènent nulle part, sinon à l’ennuyer. Toute la semaine il travaille parce qu’il le faut, devant son établi. Mais le week-end c’est tout différent. Là, Arthur applique ses principes à lui, c’est-à-dire l’alcool et les femmes. C’est ainsi qu’il passe le samedi soir auprès de Brenda, de beaucoup d’années son aînée. Le dimanche matin, tandis que Jack, le mari, rentre par une porte, Arthur s’esquive par une autre… A ce jeu, Brenda devient enceinte. Donc un fardeau pour Arthur qui a déjà jeté son dévolu sur une autre femme, plus « piquante » celle-là, Doren. Doren a le même âge qu’Arthur, mais sous des dehors légers, elle est à cheval sur les principes, et sait très bien ce qu’elle veut : le mariage. Jack, au courant de son infortune et surtout de ses conséquences, veut infliger une leçon à Arthur. Mais comme il n’est pas de taille à se battre, il charge son frère et un ami de « punir » Arthur.