Scénario Jacques Prévert, d’après le roman de Roger Vercel
Adaptation André Cayatte
Image Armand Thirard, Philippe Agostini, Louis Née
Musique Roland Manuel, Roger Désormières
Montage Yvonne Martin
Décors Alexandre Trauner
Production SEDIF, Maîtrise Artisanale de l’Industrie Cinématographique
Interprétation
Jean Gabin, Michèle Morgan, Madeleine Renaud, Fernand Ledoux, Blavette, Jean Marchat, Nane Germon, Jean Dasté, René Bergeron, Henri Poupon, Anne Laurens, Marcel Pérès, Marcel Duhamel, Henri Pons, Léonce Corne, Alain Cuny, Henri Crémieux, Jean Sinoél, Lucien Coédel, Marcel Melrac, Max Rogerys, Robert Leray, Max Dolnitz, Paul Violette, Robert Dhéry
André Laurent, capitaine d’un remorqueur de haute mer jouit de l’estime de son équipage, mais sa femme supporte de moins en moins les risques que son métier lui fait prendre. Au cours d’un repas de noce, l’équipage doit répondre au SOS d’un cargo en détresse au large de Brest. Le remorqueur mène à bien sa mission, mais le capitaine du cargo rompt la remorque à l’entrée du port pour ne pas payer les dommages. Laurent furieux menace de démissionner mais finit par y renoncer malgré le désir de sa femme. Il revoit la femme du capitaine du cargo qu’il a recueilli à son bord et ils s’abandonnent à leur attirance mutuelle. Cependant la femme de Laurent souffre d’une maladie de cœur qu’elle cache à son mari et les deux époux ont une grave dispute qui fait fuir Laurent. Il finit par aller retrouver sa maîtresse mais il doit rentrer chez lui où sa femme agonise. Pendant qu’elle meurt dans ses bras, sa maîtresse décide de disparaître et lui retourne la mort dans l’âme sur son remorqueur pour répondre à un appel de détresse.
« Pourquoi Remorques, techniquement imparfait en plusieurs endroits, est-il un film admirable ? Parce que le style de Grémillon a été le plus fort, parce que les thèmes qui lui étaient chers l’ont emporté sur les obstacles du hasard, parce que la mer, obsédante pour ce Breton, est là, immense et mystérieuse. »
Dans le deuxième volume de ses mémoires, La Force de l’âge, Simone de Beauvoir écrit : «… Nos engouements reflétaient ceux de la majorité de nos contemporains : il était commun d’aimer le jazz et le cinéma. La plupart des films qui nous plaisaient avaient...
Le « cas Prévert » pose à l’esprit une infinité de problèmes dont la solution reste sans doute des plus incertaines. Les journalistes, les historiographes en mal de sujet et les jeunes gens à grosses godasses, chemises de l’armée américaine et jupes bariolées...
Chacun se souvient de Jean Gabin et Michèle Morgan dans Remorques, de Raimu dans L'Etrange Monsieur Victor, de Pierre Bras-seur dans Lumière d'été, ou du couple Renaud-Vanel dans Le Ciel est à vous; mais on songe rarement à regrouper ces joyaux du cinéma...
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Remorques
Jean Grémillon
France — 1939/1941 — 35mm — 1h21 — noir et blanc
Jean Gabin, Michèle Morgan, Madeleine Renaud, Fernand Ledoux, Blavette, Jean Marchat, Nane Germon, Jean Dasté, René Bergeron, Henri Poupon, Anne Laurens, Marcel Pérès, Marcel Duhamel, Henri Pons, Léonce Corne, Alain Cuny, Henri Crémieux, Jean Sinoél, Lucien Coédel, Marcel Melrac, Max Rogerys, Robert Leray, Max Dolnitz, Paul Violette, Robert Dhéry
André Laurent, capitaine d’un remorqueur de haute mer jouit de l’estime de son équipage, mais sa femme supporte de moins en moins les risques que son métier lui fait prendre. Au cours d’un repas de noce, l’équipage doit répondre au SOS d’un cargo en détresse au large de Brest. Le remorqueur mène à bien sa mission, mais le capitaine du cargo rompt la remorque à l’entrée du port pour ne pas payer les dommages. Laurent furieux menace de démissionner mais finit par y renoncer malgré le désir de sa femme. Il revoit la femme du capitaine du cargo qu’il a recueilli à son bord et ils s’abandonnent à leur attirance mutuelle. Cependant la femme de Laurent souffre d’une maladie de cœur qu’elle cache à son mari et les deux époux ont une grave dispute qui fait fuir Laurent. Il finit par aller retrouver sa maîtresse mais il doit rentrer chez lui où sa femme agonise. Pendant qu’elle meurt dans ses bras, sa maîtresse décide de disparaître et lui retourne la mort dans l’âme sur son remorqueur pour répondre à un appel de détresse.
« Pourquoi Remorques, techniquement imparfait en plusieurs endroits, est-il un film admirable ? Parce que le style de Grémillon a été le plus fort, parce que les thèmes qui lui étaient chers l’ont emporté sur les obstacles du hasard, parce que la mer, obsédante pour ce Breton, est là, immense et mystérieuse. »
Jacques Siclier, Le Monde, 2 novembre 1986
Dans nos archives...
Textes
N. T. Binh — 2009
Jacques et Pierre Prévert, frères de cinéma
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Alexandre Astruc — 2009
Les Goncourt du cinéma
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Geneviève Sellier, avril 1989 — 1989
Jean Grémillon
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