Remorques

Jean Grémillon

France — 1939-1941 — 35mm — 1h21 — noir et blanc

Scénario Jacques Prévert, d’après le roman de Roger Vercel, adaptation d’André Cayatte Image Armand Thirard, Philippe Agostini, Louis Née Musique Roland Manuel, Roger Désormières Montage Yvonne Martin Décors Alexandre Trauner Production SEDIF, Maîtrise Artisanale de l’Industrie Cinématographique Interprétation

Jean Gabin, Michèle Morgan, Madeleine Renaud, Fernand Ledoux, Blavette, Jean Marchat, Nane Germon, Jean Dasté, René Bergeron, Henri Poupon, Anne Laurens, Marcel Pérès, Marcel Duhamel, Henri Pons, Léonce Corne, Alain Cuny, Henri Crémieux, Jean Sinoél, Lucien Coédel, Marcel Melrac, Max Rogerys, Robert Leray, Max Dolnitz, Paul Violette, Robert Dhéry

André Laurent, capitaine d’un remorqueur de haute mer jouit de l’estime de son équipage, mais sa femme supporte de moins en moins les risques que son métier lui fait prendre. Au cours d’un repas de noce, l’équipage doit répondre au SOS d’un cargo en détresse au large de Brest. Le remorqueur mène à bien sa mission, mais le capitaine du cargo rompt la remorque à l’entrée du port pour ne pas payer les dommages. Laurent furieux menace de démissionner mais finit par y renoncer malgré le désir de sa femme. Il revoit la femme du capitaine du cargo qu’il a recueilli à son bord et ils s’abandonnent à leur attirance mutuelle. Cependant la femme de Laurent souffre d’une maladie de cœur qu’elle cache à son mari et les deux époux ont une grave dispute qui fait fuir Laurent. Il finit par aller retrouver sa maîtresse mais il doit rentrer chez lui où sa femme agonise. Pendant qu’elle meurt dans ses bras, sa maîtresse décide de disparaître et lui retourne la mort dans l’âme sur son remorqueur pour répondre à un appel de détresse.

« Pourquoi Remorques, techniquement imparfait en plusieurs endroits, est-il un film admirable ? Parce que le style de Grémillon a été le plus fort, parce que les thèmes qui lui étaient chers l’ont emporté sur les obstacles du hasard, parce que la mer, obsédante pour ce Breton, est là, immense et mystérieuse. »

Jacques Siclier, Le Monde, 2 novembre 1986