France — fiction — 1928 — 1h37 — noir et blanc — muet — intertitres français
Scénario Carl Th. Dreyer, avec la collaboration de Joseph Delteil
Image Rudolph Maté
Montage Marguerite Beaugé, Carl Th. Dreyer
Production Société Générale De Films
Source Gaumont
Interprétation
Renée Falconetti, Eugène Silvain, Antonin Artaud, Maurice Schutz, Michel Simon, André Berley, Jean d’Yd, Louis Ravet
En 1431, Jeanne est conduite, enchaînée, au château de Rouen, devant un tribunal ecclésiastique au service de l’occupant anglais. Elle affronte les outrages avec une humilité désarmante. Jugée hérétique, elle est condamnée et brûlée vive, au milieu d’une foule déchaînée.
« Lors d’une journée qui résume toutes les phases de son procès, Jeanne oppose à ses juges le visage limpide et lumineux de l’innocence, de la détermination et de la foi. Elle répond aux questions. Mais elle est jugée d’avance. Dreyer nous mène au cœur d’une méditation. Il conserve le déroulement original du procès et, sans se soucier du décor, il s’intéresse aux visages, aux regards. Jusqu’au grain de la peau de son actrice, Falconetti, admirable incarnation de Jeanne. Mais ce recours obsessionnel au gros plan n’explique pas la magie. Il y a le mouvement, lent, musical. La blancheur de l’image. La durée des plans. Et leur harmonie. Il faut voir et revoir ce chef-d’œuvre en faisant le silence et le vide en soi. »
« Le cinéma ne doit pas être du théâtre photographié, mais uniquement et totalement du cinéma. L’essence la plus intime du cinéma est un besoin de vérité et il est dans sa nature de fuir l’exagération et le vide. » Carl Th. Dreyer, 1939
« Pourquoi...
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La Passion de Jeanne d’Arc
Carl Th. Dreyer
France — fiction — 1928 — 1h37 — noir et blanc — muet — intertitres français
Renée Falconetti, Eugène Silvain, Antonin Artaud, Maurice Schutz, Michel Simon, André Berley, Jean d’Yd, Louis Ravet
En 1431, Jeanne est conduite, enchaînée, au château de Rouen, devant un tribunal ecclésiastique au service de l’occupant anglais. Elle affronte les outrages avec une humilité désarmante. Jugée hérétique, elle est condamnée et brûlée vive, au milieu d’une foule déchaînée.
« Lors d’une journée qui résume toutes les phases de son procès, Jeanne oppose à ses juges le visage limpide et lumineux de l’innocence, de la détermination et de la foi. Elle répond aux questions. Mais elle est jugée d’avance. Dreyer nous mène au cœur d’une méditation. Il conserve le déroulement original du procès et, sans se soucier du décor, il s’intéresse aux visages, aux regards. Jusqu’au grain de la peau de son actrice, Falconetti, admirable incarnation de Jeanne. Mais ce recours obsessionnel au gros plan n’explique pas la magie. Il y a le mouvement, lent, musical. La blancheur de l’image. La durée des plans. Et leur harmonie. Il faut voir et revoir ce chef-d’œuvre en faisant le silence et le vide en soi. »
Gilbert Salachas, Télérama, 12 septembre 2009
Dans nos archives...
Vidéos
Ciné-concert La Passion de Jeanne d’Arc - Karol Mossakowski
Ciné-concert La Passion de Jeanne d'Arc de Carl Th. Dreyer, mis en musique par l'organiste Karol Mossakowski
— Samedi 02.07.2016, Eglise Saint-Sauveur
Textes
Charles Tesson — 2016
Le théâtre d’une passion
« Le cinéma ne doit pas être du théâtre photographié, mais uniquement et totalement du cinéma. L’essence la plus intime du cinéma est un besoin de vérité et il est dans sa nature de fuir l’exagération et le vide. » Carl Th. Dreyer, 1939 « Pourquoi...
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