Scénario Carl Th. Dreyer, d’après la pièce de Kaj Munk
Image Henning Bendtsen
Musique Poul Schierbeck
Montage Edith Schlüssel
Production Palladium
Source Palladium
Interprétation
Henrik Malberg, Emil Hass Christensen, Preben Lerdorff Rye, Kay Kristiansen, Birgitte Federspiel, Ejner Federspeil, Gerda Nielsen
En 1930, dans un village du Jutland, le vieux fermier Morten Borgen vit avec ses trois fils : l’aîné Mikkel et sa femme Inger qui attendent un troisième enfant, Johannes, un illuminé qui se prend pour le Christ, et Anders, amoureux d’Anne, la fille du tailleur Peter. Les deux pères refusent le mariage de leurs enfants. Ils sont membres de deux sectes luthériennes rivales.
« Rien ici, fut-ce un millimètre carré de l’écran, ne paraît échapper à la volonté esthétique de l’auteur. De cette perfection, naît peu à peu une fascination irrésistible qui nous impose non seulement l’histoire la plus insolite mais le style le plus inhabituel. Ordet est – esthétiquement sinon historiquement – le dernier film en noir et blanc. Il épuise les ultimes symbolismes de la lumière sans couleur. Le paradoxe, c’est qu’Ordet soit en même temps un film d’une tendresse délicate et subtile où l’amour humain est décrit avec une vérité déchirante et qu’il puisse aussi se comparer aux meilleurs d’Hitchcock pour la maîtrise de l’attente. »
« Le cinéma ne doit pas être du théâtre photographié, mais uniquement et totalement du cinéma. L’essence la plus intime du cinéma est un besoin de vérité et il est dans sa nature de fuir l’exagération et le vide. » Carl Th. Dreyer, 1939
« Pourquoi...
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Ordet
Carl Th. Dreyer
Danemark — fiction — 1955 — 2h06 — noir et blanc — vostf
Henrik Malberg, Emil Hass Christensen, Preben Lerdorff Rye, Kay Kristiansen, Birgitte Federspiel, Ejner Federspeil, Gerda Nielsen
En 1930, dans un village du Jutland, le vieux fermier Morten Borgen vit avec ses trois fils : l’aîné Mikkel et sa femme Inger qui attendent un troisième enfant, Johannes, un illuminé qui se prend pour le Christ, et Anders, amoureux d’Anne, la fille du tailleur Peter. Les deux pères refusent le mariage de leurs enfants. Ils sont membres de deux sectes luthériennes rivales.
« Rien ici, fut-ce un millimètre carré de l’écran, ne paraît échapper à la volonté esthétique de l’auteur. De cette perfection, naît peu à peu une fascination irrésistible qui nous impose non seulement l’histoire la plus insolite mais le style le plus inhabituel. Ordet est – esthétiquement sinon historiquement – le dernier film en noir et blanc. Il épuise les ultimes symbolismes de la lumière sans couleur. Le paradoxe, c’est qu’Ordet soit en même temps un film d’une tendresse délicate et subtile où l’amour humain est décrit avec une vérité déchirante et qu’il puisse aussi se comparer aux meilleurs d’Hitchcock pour la maîtrise de l’attente. »
André Bazin, Radio Cinéma, 15 janvier 1956
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Textes
Charles Tesson — 2016
Le théâtre d’une passion
« Le cinéma ne doit pas être du théâtre photographié, mais uniquement et totalement du cinéma. L’essence la plus intime du cinéma est un besoin de vérité et il est dans sa nature de fuir l’exagération et le vide. » Carl Th. Dreyer, 1939 « Pourquoi...
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