Titre original La Balia Scénario Marco Bellocchio, Daniela Ceselli, d’après Luigi Pirandello
Image Giuseppe Lanci
Musique Carlo Crivelli
Montage Francesca Calvelli
Production Filmabatros
Source Cineteca di Bologna
Interprétation
Vittoria n’éprouve aucun sentiment pour l’enfant qu’elle vient de mettre au monde. Mori, son époux médecin, engage alors comme nourrice la dévouée et fière Annetta. Frappée par l’instinct maternel de la jeune femme, Vittoria ressent une sourde angoisse…
« La Nourrice est sans doute un des meilleurs films de son auteur. Ici peu d’artifices (à peine deux ou trois brefs ralentis assez jolis), une reconstitution historique qui frappe par son austérité, un jeu chuchoté des acteurs, une rétention psychologique impressionnante et, miracle à l’italienne, une prise de son direct sur la terre de la dictature du doublage et de la post-synchronisation. Sinon, Bellocchio creuse toujours le même sillon : lutte des classes et psychiatrie, bourgeoisie et hystérie, avec en plus le thème de la nature contre la culture. Dans le rôle de la jeune épouse qui a perdu tous ses réflexes instinctifs devant les phénomènes les plus élémentaires de la vie, Valeria Bruni Tedeschi est géniale et trouve le meilleur rôle de sa carrière. La Nourrice est un film théorique (comme toujours chez Bellocchio), mais aussi profondément sensuel, subtil et émouvant. »
Marco Bellocchio fait partie de ces réalisateurs qui, possédant un regard dur, ont pu, après cinquante ans d’activité, continuer à proposer des œuvres fortes, intransigeantes et d’une complexité rare. En effet, très peu de metteurs en scène européens...
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La Nourrice
Marco Bellocchio
Italie — fiction — 1999 — 1h46 — couleur — vostf
Fabrizio Bentivoglio, Valeria Bruni Tedeschi, Maya Sansa, Daniela Ceselli, Jacqueline Lustig, Piergiorgio Bellocchio
Vittoria n’éprouve aucun sentiment pour l’enfant qu’elle vient de mettre au monde. Mori, son époux médecin, engage alors comme nourrice la dévouée et fière Annetta. Frappée par l’instinct maternel de la jeune femme, Vittoria ressent une sourde angoisse…
« La Nourrice est sans doute un des meilleurs films de son auteur. Ici peu d’artifices (à peine deux ou trois brefs ralentis assez jolis), une reconstitution historique qui frappe par son austérité, un jeu chuchoté des acteurs, une rétention psychologique impressionnante et, miracle à l’italienne, une prise de son direct sur la terre de la dictature du doublage et de la post-synchronisation. Sinon, Bellocchio creuse toujours le même sillon : lutte des classes et psychiatrie, bourgeoisie et hystérie, avec en plus le thème de la nature contre la culture. Dans le rôle de la jeune épouse qui a perdu tous ses réflexes instinctifs devant les phénomènes les plus élémentaires de la vie, Valeria Bruni Tedeschi est géniale et trouve le meilleur rôle de sa carrière. La Nourrice est un film théorique (comme toujours chez Bellocchio), mais aussi profondément sensuel, subtil et émouvant. »
Olivier Père, Arte, 2 mars 2011
Dans nos archives...
Textes
Michel Ciment (Critique et historien du cinéma, membre du comité de rédaction de la revue Positif) — 2015
Marco Bellocchio
Marco Bellocchio fait partie de ces réalisateurs qui, possédant un regard dur, ont pu, après cinquante ans d’activité, continuer à proposer des œuvres fortes, intransigeantes et d’une complexité rare. En effet, très peu de metteurs en scène européens...
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