Titre original Enrico IV Scénario Marco Bellocchio, Tonino Guerra, d’après la pièce Henri IV de Luigi Pirandello
Image Giuseppe Lanci
Musique Astor Piazzolla
Montage Mirco Garrone
Production Odyssia, Rai Due
Source Ripley’s Film, Cinecittà
Interprétation
À la suite d’une chute de cheval, un jeune homme croit être devenu l’empereur d’Allemagne Henri IV. Depuis vingt ans, il règne sur un domaine où tout le monde, amis et domestiques, se plie à son caprice. En réalité, voilà huit ans qu’il a recouvré la raison, mais il continue à jouer le jeu pour mieux observer les autres.
« Faute de pouvoir donner une raison à la vie, c’est une tentation que de la trouver folle, et de se dire qu’après tout, c’est la folie qui est peut-être raisonnable. Pirandello, philosophe de formation, en a fait le système de pas mal de ses pièces et particulièrement ici dans Henri IV adapté par Marco Bellocchio. Sur ce sujet, Bellocchio a fait un film vivant et même nerveux. Il casse la convention scénique et éclaire bien ces personnages qui jouent à un colin-maillard où tous auraient les yeux bandés : celui de la vérité et du mensonge, de l’hypocrisie et de la sincérité. Sa meilleure carte, le réalisateur l’abat avec Marcello Mastroianni qui est Henri IV. Il est magistral : douloureux, inquiet, las, taraudé, immensément désespéré. Un vrai roi. »
Marco Bellocchio fait partie de ces réalisateurs qui, possédant un regard dur, ont pu, après cinquante ans d’activité, continuer à proposer des œuvres fortes, intransigeantes et d’une complexité rare. En effet, très peu de metteurs en scène européens...
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. En navigant sur le site, vous acceptez ces conditions d'utilisation.
Henri IV
Marco Bellocchio
Italie — fiction — 1984 — 1h35 — couleur — vostf
Marcello Mastroianni, Claudia Cardinale, Latou Chardons, Leopoldo Trieste, Paolo Bonacelli, Gianfelice Imparato
À la suite d’une chute de cheval, un jeune homme croit être devenu l’empereur d’Allemagne Henri IV. Depuis vingt ans, il règne sur un domaine où tout le monde, amis et domestiques, se plie à son caprice. En réalité, voilà huit ans qu’il a recouvré la raison, mais il continue à jouer le jeu pour mieux observer les autres.
« Faute de pouvoir donner une raison à la vie, c’est une tentation que de la trouver folle, et de se dire qu’après tout, c’est la folie qui est peut-être raisonnable. Pirandello, philosophe de formation, en a fait le système de pas mal de ses pièces et particulièrement ici dans Henri IV adapté par Marco Bellocchio. Sur ce sujet, Bellocchio a fait un film vivant et même nerveux. Il casse la convention scénique et éclaire bien ces personnages qui jouent à un colin-maillard où tous auraient les yeux bandés : celui de la vérité et du mensonge, de l’hypocrisie et de la sincérité. Sa meilleure carte, le réalisateur l’abat avec Marcello Mastroianni qui est Henri IV. Il est magistral : douloureux, inquiet, las, taraudé, immensément désespéré. Un vrai roi. »
Maurice Fabre, France Soir, 22 septembre 1984
Dans nos archives...
Textes
Michel Ciment (Critique et historien du cinéma, membre du comité de rédaction de la revue Positif) — 2015
Marco Bellocchio
Marco Bellocchio fait partie de ces réalisateurs qui, possédant un regard dur, ont pu, après cinquante ans d’activité, continuer à proposer des œuvres fortes, intransigeantes et d’une complexité rare. En effet, très peu de metteurs en scène européens...
Lire la suite