La Grande Guerre

Mario Monicelli

35 mm — N et B — 142 mn — 1959

Titre original La Grande Guerra Scénario Luciano Vincenzoni, Mario Monicelli, Age et Scarpelli Images Giuseppe Rotunno et Roberto Gerardi Musique Nino Rota Décors Mario Garbuglia Montage Adriana Novelli Production Dino De Laurentiis Cinematografica (Rome)/Gray Film (Paris) Interprétation

Vittorio Gassman (Giovanni Busacca), Alberto Sordi (Oreste Jacovacci), Silvana Mangano (Costantina), Folco Lulli (Bordin), Bernard Blier (le capitaine Castelli), Romolo Valli, Vittorio Sanipoli, Nicola Anigliano

Oreste et Giovanni, les deux protagonistes de cette histoire, font connaissance dans un district militaire, en 1917. Oreste, un opportuniste et un lâche, s’est embusqué dans les bureaux, tandis que Giovanni, qui veut être réformé, lui offre, précisément à lui, cent lires pour qu’il l’aide. Mais Oreste empoche l’argent et ne fait rien. Giovanni est admis au service. Quelques temps après, ils se retrouvent et, naturellement, Giovanni veut se venger d’Oreste ; mais après quelques escarmouches, les deux jeunes gens deviennent amis. A Tigliano, un village de l’arrière, Giovanni rencontre Costantina, une fille légère, qui, lui jouant la comédie du grand amour, lui vole son portefeuille. Tout à coup, le détachement est envoyé en première ligne, et nos deux amis apprennent ce qu’est la vie des tranchées. Giovanni rencontre un jour à nouveau Costantina. Une bataille terrible fait de nombreuses victimes. L’ennemi attaque avec violence, sur toute la ligne, et les troupes italiennes sont forcées de se replier. Pendant la retraite, dans le chaos d’une colonne de réfugiés, Giovanni et Costantina se revoient et leur adieu est sans espoir. Le détachement, décimé, s’installe sur les bords de la Piave. Pendant qu’on organise la défense, Giovanni et Oreste sont chargés de porter des ordres à un poste avancé. Sur le chemin du retour, ils se réfugient dans une ferme, pour se reposer ; mais, pendant la nuit, les Autrichiens occupent la région. Pour s’enfuir, les deux soldats revêtent des uniformes ennemis ; découverts, ils sont pris pour des espions. On leur promet la vie sauve s’ils révèlent une importante information militaire ; ils se consultent et décident d’abord de parler, plutôt que d’être fusillés. Mais, à la fin, ils préfèrent mourir plutôt que de se sauver au prix d’une infamie. Leur sacrifice ne sera du reste pas vain, et les troupes italiennes parviendront à repousser l’ennemi.