Japon — 1932 — 1h30 — fiction — noir et blanc — muet avec intertitres français
Titre original Otona No Miru Ehon - Umarete Wa Mita Keredo SCÉNARIO AKIRA FUSHIMI, GEIBEI IBUSHIYA
IMAGE HIDEO SHIGEHARA
MUSIQUE DONALD SOSIN
MONTAGE HIDEO SHIGEHARA
PRODUCTION SHOCHIKU
SOURCE CARLOTTA FILMS
INTERPRÉTATION TATSUO SAITÔ, TOMIO AOKI, MITSUKO YOSHIKAWA, HIDEO SUGAWARA, TAKESHI SAKAMOTO
« Ce film charnière, où Ozu n’est pas encore Ozu mais le devient, est avant tout un mélodrame social extrêmement touchant doublé d’un aspect franchement comique dont le cinéma néoréaliste italien a donné les seuls exemples comparables. […] Dans Gosses de Tokyo, la thématique du cinéma d’Ozu est en place, la chaleur de ses personnages, mais ce qui fera l’essence de son art est encore absent. Ozu est autant un auteur de films que le créateur d’une œuvre et la fascination de ses films de maturité tient à la répétition systématiques d’images, à la récurrence des thèmes, à la mise en place, enfin, d’un dispositif qui le fait renouer avec ce qu’il y a de plus haut dans l’art oriental : cette capacité par la répétition d’images identiques, de séquences identiques à aiguiser nos sens jusqu’à ce que nous soyons réceptifs à la plus infime variation, à la plus délicate rupture d’un ordre parfait. […] Ozu fabrique avec science le vide de manière à nous bouleverser par la subtilité d’un détail. »
Olivier Assayas, Cahiers du cinéma, n° 319, janvier 1981
Dans le dernier plan du Kid, la porte de la maison des riches se referme sur le Vagabond et le Kid, son modèle réduit. Happy end ? Pas si sûr. En 2002, j’étais allé filmer Kiarostami chez lui, à Téhéran, pour parler du Kid qu’il n’avait pas revu depuis...
La redécouverte mondiale des cinémas muets, grâce au travail de longue haleine des cinémathèques et archives, concerne aussi le Japon, dont la période muette, d'une richesse inouïe, est encore mal connue en Europe, en dehors des cercles spécialisés. A...
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Gosses de Tokyo
Yasujirō Ozu
Japon — 1932 — 1h30 — fiction — noir et blanc — muet avec intertitres français
« Ce film charnière, où Ozu n’est pas encore Ozu mais le devient, est avant tout un mélodrame social extrêmement touchant doublé d’un aspect franchement comique dont le cinéma néoréaliste italien a donné les seuls exemples comparables. […] Dans Gosses de Tokyo, la thématique du cinéma d’Ozu est en place, la chaleur de ses personnages, mais ce qui fera l’essence de son art est encore absent. Ozu est autant un auteur de films que le créateur d’une œuvre et la fascination de ses films de maturité tient à la répétition systématiques d’images, à la récurrence des thèmes, à la mise en place, enfin, d’un dispositif qui le fait renouer avec ce qu’il y a de plus haut dans l’art oriental : cette capacité par la répétition d’images identiques, de séquences identiques à aiguiser nos sens jusqu’à ce que nous soyons réceptifs à la plus infime variation, à la plus délicate rupture d’un ordre parfait. […] Ozu fabrique avec science le vide de manière à nous bouleverser par la subtilité d’un détail. »
Olivier Assayas, Cahiers du cinéma, n° 319, janvier 1981
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Textes
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