Image Johann Feindt, Frank Kranstedt, Dieter Stürmer
Montage Stephan Krumbiegel
Production Zero One Film, Terz Filmproduktion, Westdeutscher Rundfunk, MDR Leipzig
Source Pretty Pictures
Gerhard Richter, né à Dresde en 1932, ouvre généreusement son atelier à Corinna Belz, lui offrant ainsi l’opportunité de filmer la naissance d’une série de toiles abstraites de grand format, à dominantes jaune, rouge et bleue. Un témoignage sur le travail éminemment physique fourni par l’un des peintres les plus cotés de la scène artistique d’aujourd’hui.
« Gerhard Richter chorégraphie son œuvre en deux mouvements, comme une suite musicale. Le pinceau d’abord : le geste démiurgique par excellence, défaisant l’unité de la toile par la multiplicité des courbes, blessant la couleur par la couleur, d’une strate à l’autre. Puis le racloir, l’accident provoqué dans les reliefs calculés de la matière que l’on bouscule : Richter s’efface, partiellement, de la surface première, où l’aléatoire vient se prendre en larges rainures. La fascination manifeste de la documentariste pour ce geste second traduit sa vision, juste et nuancée, du travail de l’artiste : une expressivité construite comme équilibre entre la maîtrise et l’abandon. Jamais atteint sur la durée, tantôt offert, tantôt volé, sans qu’il soit possible de le retenir. »
Les créations d’artistes ont toujours inspiré les réalisateurs. Notamment ces dernières années, nombre de documentaires, art-films et films d’artistes passionnants ont vu le jour.
Créer des images en mouvement à partir d’un art statique offre à l’œuvre...
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Gerhard Richter Painting
Corinna Belz
Allemagne — documentaire — 2011 — 1h37 — couleur — vostf
Gerhard Richter, né à Dresde en 1932, ouvre généreusement son atelier à Corinna Belz, lui offrant ainsi l’opportunité de filmer la naissance d’une série de toiles abstraites de grand format, à dominantes jaune, rouge et bleue. Un témoignage sur le travail éminemment physique fourni par l’un des peintres les plus cotés de la scène artistique d’aujourd’hui.
« Gerhard Richter chorégraphie son œuvre en deux mouvements, comme une suite musicale. Le pinceau d’abord : le geste démiurgique par excellence, défaisant l’unité de la toile par la multiplicité des courbes, blessant la couleur par la couleur, d’une strate à l’autre. Puis le racloir, l’accident provoqué dans les reliefs calculés de la matière que l’on bouscule : Richter s’efface, partiellement, de la surface première, où l’aléatoire vient se prendre en larges rainures. La fascination manifeste de la documentariste pour ce geste second traduit sa vision, juste et nuancée, du travail de l’artiste : une expressivité construite comme équilibre entre la maîtrise et l’abandon. Jamais atteint sur la durée, tantôt offert, tantôt volé, sans qu’il soit possible de le retenir. »
Noémie Luciani, Le Monde, 5 juin 2012
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Quatre films sur l'art de voir
Les créations d’artistes ont toujours inspiré les réalisateurs. Notamment ces dernières années, nombre de documentaires, art-films et films d’artistes passionnants ont vu le jour. Créer des images en mouvement à partir d’un art statique offre à l’œuvre...
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