Titre original Rear Window Scénario John Michael Hayes, d’après une nouvelle de Cornell Woolrich
Image Robert Burks
Musique Franz Waxman
Montage George Tomasini
Production Paramount, Alfred Hitchcock
Source Park Circus
Interprétation
James Stewart, Grace Kelly, Thelma Ritter, Wendell Corey, Raymond Burr, Judith Evelyn, Ross Bagdasarian, Georgine Darcy
Reporter photographe, Jeff est immobilisé à la suite d’une fracture de la jambe. C’est l‘été et pour tuer le temps, il épie par la fenêtre, à l’aide d’un téléobjectif, ses nombreux voisins de Greenwich Village. Ses observations l’amènent à la conviction que l’un d’entre eux a assassiné sa femme. Il fait part de ses soupçons à la charmante Lisa qui est secrètement amoureuse de lui…
« Un voyeur “immobilisé”, qu’est-ce que c’est ? Un spectateur, bien sûr. Un homme rivé à son siège, condamné à une “vision bloquée” (selon la belle expression de Pascal Bonitzer), un cinéphile, nous. Mais que veut-il ce spectateur ? Du spectacle, bien sûr. Et pas n’importe lequel. L’idéal pour lui serait de surprendre par hasard un événement qui aille dans le sens de ses désirs les plus informulables, car louches. De se faire le cinéma de ses mauvaises pensées. Si, même par personne interposée, il réalise son désir (par exemple : se débarrasser de la femme qui le harcèle), il n’aura pas perdu son temps. »
Au commencement était le désir. Le tout premier plan de l’œuvre d’Alfred Hitchcock déverse par le haut du cadre des danseuses dénudées qui descendent, tout excitées, un escalier en colimaçon dans un mouvement tournant qui paraît infini. La vis du décor...
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Fenêtre sur cour
Alfred Hitchcock
États-Unis — fiction — 1954 — 1h52 — couleur — vostf
James Stewart, Grace Kelly, Thelma Ritter, Wendell Corey, Raymond Burr, Judith Evelyn, Ross Bagdasarian, Georgine Darcy
Reporter photographe, Jeff est immobilisé à la suite d’une fracture de la jambe. C’est l‘été et pour tuer le temps, il épie par la fenêtre, à l’aide d’un téléobjectif, ses nombreux voisins de Greenwich Village. Ses observations l’amènent à la conviction que l’un d’entre eux a assassiné sa femme. Il fait part de ses soupçons à la charmante Lisa qui est secrètement amoureuse de lui…
« Un voyeur “immobilisé”, qu’est-ce que c’est ? Un spectateur, bien sûr. Un homme rivé à son siège, condamné à une “vision bloquée” (selon la belle expression de Pascal Bonitzer), un cinéphile, nous. Mais que veut-il ce spectateur ? Du spectacle, bien sûr. Et pas n’importe lequel. L’idéal pour lui serait de surprendre par hasard un événement qui aille dans le sens de ses désirs les plus informulables, car louches. De se faire le cinéma de ses mauvaises pensées. Si, même par personne interposée, il réalise son désir (par exemple : se débarrasser de la femme qui le harcèle), il n’aura pas perdu son temps. »
Serge Daney, Libération, 8 février 1984
Dans nos archives...
Textes
Stéphane Goudet (maître de conférences à Paris 1, directeur artistique du Méliès à Montreuil) — 2017
Le jeu avec le feu
Au commencement était le désir. Le tout premier plan de l’œuvre d’Alfred Hitchcock déverse par le haut du cadre des danseuses dénudées qui descendent, tout excitées, un escalier en colimaçon dans un mouvement tournant qui paraît infini. La vis du décor...
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