États-Unis — fiction — 1928 — extrait de 9 min — 35mm — noir et blanc — intertitres anglais — vostf
Titre original A Divine Woman Scénario Dorothy Farnum d’après la pièce Starlight de Gladys Unger
Image Oliver Marsh
Montage Conrad A. Nervig
Décors Cedric Gibbons, Arnold Gillespie
Production MGM
Source Photoplay Productions
Interprétation Greta Garbo, Lars Hanson, Lowell Sherman, Polly Moran
Fuyant les avances d’un ancien amant de sa mère, Marianne se lie avec un soldat, Lucien. Mais celui-ci doit rejoindre son régiment. Marianne rencontre alors Legrand, homme de théâtre qui va faire d’elle une vedette…
« Que tous ceux qui clament inconsidérément qu’il n’y a plus d’acteurs de cinéma, aillent voir Greta Garbo et Lars Hanson dans La Femme divine. Que ceux qui prétendent que Garbo ne joue pas, qu’elle n’est qu’une jolie femme, très séduisante, y aillent également. »
Harriette Underhill, New York Herald Tribune, 1928
« La Suède comptait deux grand réalisateurs : Stiller et Sjöström. La MGM s’est emparé des deux mais a perdu Stiller, faute de savoir le ménager. Sjöström, rebaptisé Seastrom outre-Atlantique, a écrit et réalisé ce film sans doute brillant. Mais nous n’en aurons jamais le cœur net puisque l’original a été détruit dans une explosion accidentelle en 1965. D’après la publicité, le film était inspiré de la vie de Sarah Bernhardt, la « divine Sarah ». Le titre a été maintenu, l’intrigue modifiée. Il y est cependant largement question de gens de théâtre, notamment de producteurs contestant l’autorité de Marianne, la vedette : ironique écho à la situation de Garbo avec la MGM. Les vestiges du film nous révèlent Garbo dans toute sa splendeur lors d’une scène d’amour avec Lars Hanson en soldat français partant pour le front. Cette bobine est une perle rare car elle nous donne un aperçu envoûtant d’une Garbo inédite, lascive et mutine, simplement et franchement sexuelle. »
À ses débuts en Suède, Garbo est un jeune éléphant, une « bathing beauty » potelée que rien ne distingue du groupe. Remarquée par Mauritz Stiller, elle tourne en 1923 La Légende de Gösta Berling. Elle y est encore gauche mais le regard, admirable, se...
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La Femme divine
Victor Sjöström
États-Unis — fiction — 1928 — extrait de 9 min — 35mm — noir et blanc — intertitres anglais — vostf
Fuyant les avances d’un ancien amant de sa mère, Marianne se lie avec un soldat, Lucien. Mais celui-ci doit rejoindre son régiment. Marianne rencontre alors Legrand, homme de théâtre qui va faire d’elle une vedette…
« Que tous ceux qui clament inconsidérément qu’il n’y a plus d’acteurs de cinéma, aillent voir Greta Garbo et Lars Hanson dans La Femme divine. Que ceux qui prétendent que Garbo ne joue pas, qu’elle n’est qu’une jolie femme, très séduisante, y aillent également. »
Harriette Underhill, New York Herald Tribune, 1928
« La Suède comptait deux grand réalisateurs : Stiller et Sjöström. La MGM s’est emparé des deux mais a perdu Stiller, faute de savoir le ménager. Sjöström, rebaptisé Seastrom outre-Atlantique, a écrit et réalisé ce film sans doute brillant. Mais nous n’en aurons jamais le cœur net puisque l’original a été détruit dans une explosion accidentelle en 1965. D’après la publicité, le film était inspiré de la vie de Sarah Bernhardt, la « divine Sarah ». Le titre a été maintenu, l’intrigue modifiée. Il y est cependant largement question de gens de théâtre, notamment de producteurs contestant l’autorité de Marianne, la vedette : ironique écho à la situation de Garbo avec la MGM. Les vestiges du film nous révèlent Garbo dans toute sa splendeur lors d’une scène d’amour avec Lars Hanson en soldat français partant pour le front. Cette bobine est une perle rare car elle nous donne un aperçu envoûtant d’une Garbo inédite, lascive et mutine, simplement et franchement sexuelle. »
Kevin Brownlow
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Textes
Jacques Fieschi — 2010
Silencieuse Garbo, courtisane et amoureuse, vampire et ange
À ses débuts en Suède, Garbo est un jeune éléphant, une « bathing beauty » potelée que rien ne distingue du groupe. Remarquée par Mauritz Stiller, elle tourne en 1923 La Légende de Gösta Berling. Elle y est encore gauche mais le regard, admirable, se...
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