Des fleurs sur un brocart

Xie Tian, Chen Fangquian

35 mm — noir et blanc — 1965

Titre original Jin shang tian hua Scénario Xie Tian, Chen Fangquian, Chen Qichang, Luo Guoliang. Images Zhang Quinghua. Décors Mou Renji. Production Studios de Pékin Interprétation

Han Fei ( Duan Zhigao), Zhao Ziyue (le chef de gare), Tian Lie (la pendule), Chen Zhijian (Qin, le Haut-Parleur), Ling Yuan (la chef de brigade Pan), Cao Changxing (le Petit Inventeur), Xiong Saisheng (la femme de Qin)

Tournée pendant la période de détente idéologique qui fit suite aux tensions et aux drames du Grand Bond en avant, cette comédie, pleine d’un humour bon enfant et de gags bien enlevés, ne met en scène aucun personnage négatif, mais pas non plus de héros infaillible et désincarné. Dans le village de « Petit Pont », une commune populaire sans histoires, mais pauvre (il n’y a pas encore l’électricité), chacun apporte vaillamment et avec bonne humeur sa contribution à l’oeuvre commune, chacun ajoute sa fleur au brocart fleuri de l’édification socialiste. « Réponse-à-tout », le chef de gare, n’est jamais dans l’embarras, qu’il s’agisse de soigner une vache malade, ou de bricoler une turbine électrique. Il est si occupé à résoudre les problèmes des autres qu’il n’a pas le loisir de songer aux siens : demander la main de la chef de brigade Pan, une femme énergique et méritante qui le trouve pourtant tout à fait à son goût. « La pendule », un vieux cheminot bourru mais brave qui, comme son surnom l’indique, possède dans sa tête l’indicateur des chemins de fer de toute la région. Il recule d’année en année son départ à la retraite car il se sent indispensable au bon fonctionnement de « sa » gare. Qin, « le Haut-parleur », chargé des annonces au mégaphone, est un employé efficace et bon vivant. Enfin, Duan Zhigao, une jeune recrue, plein de bonne volonté, mais trop sûr de lui et inexpérimenté (« Petit Pont » est son premier poste). Il accumule les gaffes à la plus grande joie des spectateurs, sous le regard courroucé du vieux « La Pendule » qui, en brave homme qu’il est, lui inculque cependant patiemment le métier. Duan passe ses soirées en compagnie d1un jeune aiguilleur plein d’astuces, « Le Petit Inventeur », et de sa soeur, la jolie Tie Ying. Tous trois se livrent en secret à des « recherches électriques ». Leur idée est de doter la commune en électricité par l’installation d’une turbine sur un torrent voisin. Naturellement, « Réponse-à-tout », le chef de gare, est bien-tôt mis à contribution et devient leur complice. Le « complot » dévoilé, les villageois se lancent avec enthousiasme dans la bataille pour l’électricité, surtout la chef de brigade Pan qui voit là une bonne occasion de se rapprocher du chef de gare. Mais celui-ci est décidément trop timide, malgré son âge respectable, ou trop absorbé par son activité débordante pour son-ger à se déclarer. Il faudra toute la persuasion et la façon de « Haut-parleur » pour le pousser à faire le pas. Le mariage tant attendu a enfin lieu tandis que la turbine commence à tourner. La lumière électrique éclaire le foyer des nouveaux époux. De son côté, le vieux « La Pendule » peut prendre une retraite bien méritée. Grâce à lui, Duan est devenu un bon employé et la relève est assurée.