Le Couteau dans la tête

Reinhard Hauff

35 mm — couleurs — 108 mn — 1978

Titre original Messer im Kopf Scénario et dialogues Peter Schneider Images Frank Brühne Montage Peter Przygodda Musique Irmin Schmidt Décors Heidi Lüdi Son Vladimir Vizner Costumes Monika Altmann Production Bioskop-Film (Munich)/Hallelujah-Film (Munich)/WDR Distribution en France MK2 Diffusion Sortie Paris 7 mars 1979 Interprétation

Bruno Ganz (Hoffmann), Angela Winkler (Ann), Hans Christian Blech (Anleitner), Heinz Hônig (Volker), Hans Brenner (Scholz), Udo Samel (Schurig), Eike Gallwitz (Dr Grôske), Carla Egerer (Angelika)

Lors d’une rafle policière un homme est atteint à la tête d’un coup de revolver. Lorsqu’il reprend connaissance, il n’a plus de mémoire et ne peut plus parler. Qui est cet homme ? Est-ce comme le prétendent ses amis, Hoffmann, 35 ans, savant biogénéticien simplement victime par hasard de la terreur policière ? Ou est-ce effectivement, comme le soutiennent la presse et la police, un dangereux terroriste qui cache son activité subversive derrière l’image de marque du savant traditionnellement distrait et passionné par ses propres recherches — Hoffmann sous la « surveillance » de la police qui assiège l’hôpital, entreprend une lutte patiente et pénible contre les suites physiques et psychiques de sa blessure — il réapprend à voir, à entendre, à marcher. Manipulé par ses amis comme par ses ennemis, abandonné finalement des uns et des autres quand son cas n’est plus « d’actualité », Hoffmann décide de mener seul l’enquête qui lui permettra de connaître les.circonstances de sa blessure et de retrouver son identité. Que s’est-il passé réellement au cours de cette nuit ? Hoffmann était-il armé ? A-t-il le premier blessé le policier d’un coup de couteau au ventre comme l’atteste la cicatrice de ce dernier ? Le policier a-t-il tiré par excès de zèle ou en état de légitime défense ? Hoffmann retrouve le policier Shurig, le traque, le provoque. Le hasard voudra qu’ils échangent l’arme de leur blessure : Hoffmann, revolver en main et Shurig, armé d’un couteau, ils reprennent le combat. Quel autre souvenir leur est-il resté que celui de leur peur réciproque… ?