Titre original Segell Ikhtifà Scénario Elia Suleiman
Image Marc-André Batigne
Musique Abed Azrié
Montage Anna Ruiz
Production Dhat Productions
Source Pyramide Films
Interprétation
Elia Suleiman, Ula Tabari, Nazira Suleiman, Fuad Suleiman, Jamal Daher
Elia Suleiman revient sur sa terre natale d’Israël pour y tourner un film sur l’identité arabe dans ce pays. Il organise son récit en deux parties : « Nazareth, journal intime » et « Jérusalem, journal politique ». Plus que l’histoire d’un seul homme, le film raconte celle de tout un peuple qui cherche sa place.
« Le mérite premier et très grand de ce film, c’est de donner à voir, avec l’acuité du regard de celui qui, revenant au pays, ne retrouve plus le rêve qu’il y a laissé, le quotidien d’enfermement des Palestiniens. C’est que, si Chronique d’une disparition en chacune de ses séquences prise à part est drôle, de cet humour élégant et glacé qui saura voir d’abord, dans l’agressivité de l’occupant israélien surarmé le grotesque de la posture, s’il est tendre, de cette tendresse qui lira tout l’amour du monde sur le corps lourd d’une mère ensommeillée, il est, à prendre dans sa totalité, parfaitement désenchanté. “À mon père, à ma mère, ma seule patrie”, écrit le cinéaste à la fin de son film, dédicace d’amour et de désespérance. »
Lors de la dernière édition du festival de Cannes, à Elia Suleiman s’exaspérant de devoir encore et encore parler de la Palestine, au lieu de parler de cinéma, une journaliste sûre de son fait rétorquait que l’on attendrait tout autant d’un réalisateur...
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Chronique d’une disparition
Elia Suleiman
Palestine — fiction — 1996 — 1h24 — couleur — vostf
Elia Suleiman, Ula Tabari, Nazira Suleiman, Fuad Suleiman, Jamal Daher
Elia Suleiman revient sur sa terre natale d’Israël pour y tourner un film sur l’identité arabe dans ce pays. Il organise son récit en deux parties : « Nazareth, journal intime » et « Jérusalem, journal politique ». Plus que l’histoire d’un seul homme, le film raconte celle de tout un peuple qui cherche sa place.
« Le mérite premier et très grand de ce film, c’est de donner à voir, avec l’acuité du regard de celui qui, revenant au pays, ne retrouve plus le rêve qu’il y a laissé, le quotidien d’enfermement des Palestiniens. C’est que, si Chronique d’une disparition en chacune de ses séquences prise à part est drôle, de cet humour élégant et glacé qui saura voir d’abord, dans l’agressivité de l’occupant israélien surarmé le grotesque de la posture, s’il est tendre, de cette tendresse qui lira tout l’amour du monde sur le corps lourd d’une mère ensommeillée, il est, à prendre dans sa totalité, parfaitement désenchanté. “À mon père, à ma mère, ma seule patrie”, écrit le cinéaste à la fin de son film, dédicace d’amour et de désespérance. »
Émile Breton, L’Humanité, 8 avril 1996
Dans nos archives...
Textes
Massoumeh Lahidji — 2019
Comment peut-on être Palestinien ? Elia Suleiman, cinéaste universel
Lors de la dernière édition du festival de Cannes, à Elia Suleiman s’exaspérant de devoir encore et encore parler de la Palestine, au lieu de parler de cinéma, une journaliste sûre de son fait rétorquait que l’on attendrait tout autant d’un réalisateur...
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