Caro Michele

Mario Monicelli

1976 — 35 mm — couleur — 1h40

Scénario Suso Cecchi D’Amico et Tonino Guerra, d’après le roman de Natalia Ginzburg Images Tonino Delli Colli Musique Nino Rota Production Flag Film (Rome) Interprétation

Mariangela Melato, Delphine Seyrig, Aurore Clément, Lou Castel

Ce film nous montre deux mondes différents, très éloignés l’un de l’autre : le premier, plein d’imagination, se réfugie dans les traditions ; le second, le nouveau monde, jeune et irresponsable, a une envie irrésistible de vivre. La famille de Michele appartient au premier de ces mondes ; Mara et Simon appartiennent au second. Entre les deux, se place Michele, un caractère ambigu. Adriana, sa mère, ne vit que pour ses enfants. Toutefois, quand Michele quitte la maison pour aller vivre avec des jeunes, elle ne perd rien de son calme et poursuit son existence en ignorant l’absence de son fils ; elle entretient du reste une correspondance avec lui. Tout à coup, Michele doit quitter l’Italie et demande à sa mère de prévenir Mara, une fille avec laquelle il a vécu un certain temps. Mara, une fille libre de préjugés, a eu de Michele un enfant, Simon ; en fait, elle n’a pas les idées très claires et n’est pas très sûre que le père soit bien Michele. Adriana se charge de cet enfant, qui pourrait bien être son petit-fils. Mais Mara n’accepte pas le monde d’Adriana et devient la maîtresse d’un éditeur, Colarosa, qui ne tarde pas à rompre avec elle. Elle va alors vivre avec un homosexuel qui a été amoureux de Michele… Soudain, on apprend que ce dernier est mort. Pour la mère, cette perte n’apporte guère de changement, car elle continue de vivre loin de la réalité. Pour Mara, elle signifie la libération. Et le film finit sur une image de la jeune femme et de l’enfant qui s’en vont… on ne sait où.