Brancaleone s’en va-t-aux croisades

Mario Monicelli

35 mm — couleurs — 133 mn — 1970

Titre original Brancaleone alle crociate Scénario Mario Monicelli, Age et Scarpelli Images Aldo Tonti Musique Carlo Rustichelli Décors Mario Garbuglia Montage Ruggero Mastroianni Production Fair Film (Rome)/ONCIC (Alger) Interprétation

Vittorio Gassman (Brancaleone De Norcia), Stefania Sandrelli (la sorcière), Adolfo Celli (le roi Beomondo), Sandro Dori (Rozzone), Beba Loncar (la princesse Berthe), Luigi Proietti, Gianrico Tedeschi

Après de rocambolesques et, en définitive, fâcheuses aventures (cf. L’Armée Brancaleone), Brancaleone et ses compagnons partent pour la croisade sous la houlette d’un moine fanatique. Dieu leur envoie une embarcation fort vétuste, la traversée est étonnamment courte. En effet, la Méditerra-née n’était qu’un lac, l’autre rive est la Sicile. Déclarés hérétiques par les partisans du pape Grégoire, les croisés sont décimés. Brancaleone et sa troupe minable poursuivent leur route. Brancaleone a son premier rendez-vous avec la mort puis ils délivrent une ravissante sorcière que l’Inquisition allait faire brûler, sauvent de la Mort un bébé braillard, fils du Roi Bohémond, s’adjoignent un lépreux fort gai, un pêcheur masochiste et finissent par arriver en Terre-Sainte. Bohémond a quelque peine à reconnaître son fils, la sorcière aidant il y parvient. Forme bien spéciale de Guerre Sainte, un grand tournoi est organisé : nobles infidèles contre nobles chrétiens. Brancaleone en est écarté ; il se voyait chevalier, il n’est que fils de boucher. C’est pourtant lui qui, en dernier ressort, combat vaillamment les infidèles. Il s’éloigne dans le désert avec sa jolie sorcière et rencontre, fidèle au rendez-vous, la Mort ; la Sorcière s’offre en holocauste. Brancaleone est sauvé ; solitaire, il marche dans les sables, quand une pie vient se poser sur son épaule, c’est la fidèle sorcière, réincarnée.