Bertoldo, Bertoldino e Cacasenno

Mario Monicelli

35 mm — couleurs — env. 120 mn — 1984

Scénario Leo Benvenuti, Piero De Bernardi, Suso Cecchi D’Amico et Mario Monicelli Images Camillo Bazzoni Musique Nicola Piovani Production Filmauro (Rome) Interprétation

Ugo Tognazzi, Maurizio Nichetti, Lello Arena, Alberto Sordi

L’histoire commence lorsque Bertoldo, condamné à payer une amende pour avoir « assaisonné » son pain avec la fumée des perdrix sortant des cuisines royales, la paye avec le son d’une monnaie frappée contre une pierre. Impressionné par l’astuce du paysan, le roi, après un échange de répliques, lui assure sa protection. Mais Bertoldo connaît l’humeur changeante d’un homme qui a le pouvoir de vie.et de mort sur ses sujets et préfère, à la vie de cour, la pauvreté paysanne, malgré le décor de marécages, la compagnie des moustiques et la difficulté de trouver sa nourriture (sans compter la charge de son épouse, Marcolfa, et de son fils, Bertoldino). Mais, pour s’être lié à un faux moine, Frà. Cipolla da Frosolone, le voilà ramené, enchaîné, par devant le roi. Et, de nouveau, il fait preuve de son astuce, en mettant fin à un soulèvement, pour une question idéologique, des femmes du royaume. Ses trouvailles sont extraordinaires, ses mots d’esprit irrésistibles, sa dialectique invincible. En outre, il ne renonce jamais à sa dignité ; or, c’est précisément celle-ci qui risque de le perdre. Le roi décide de le faire pendre, et Bertoldo s’éloigne avec le bourreau. Cependant Alboïn se sent tout triste : ni les magiciens, ni les « fous », ni même Frâ Cipolla ne parviennent à le tirer de sa mélancolie. Et voilà que Bertoldo revient : il n’a pas trouvé d’arbre à son goût pour y être pendu et le roi l’accueille les bras ouverts. C’est ainsi que tous vécurent heureux et contents. Mais le pauvre Bertoldo, transplanté à la cour, s’étiole lentement, juste au moment où va naître Cacasenno, le fils de Bertoldino.