Amour 65

Bo Widerberg

35 mm — N et B — 96 mn — 1965

Titre original Kärlek 65 Scénario Bo Widerberg Images Jan Lindestrôm Musique Vivaldi, Bill Evans Montage Bill Evans Production Europa Film (Stockholm) Interprétation

Keve Hjelm (Keve), Inger Taube (Inger), Bjôrn Gustafson (Bjôrn), Evabritt Strandberg (Evabritt), Ann-Marie Gyllenspetz (Ann-Marie)

« Je voudrais faire un film aussi simple qu’une conversation autour de la table du petit-déjeuner. » C’est en ces termes que s’exprime Keve, le metteur en scène, figure principale du film, qui décrit la vie d’un groupe, la vie de tous les jours et celle des jours de fête. Il le montre dans la joie et dans le désespoir, dans le jeu, dans l’amour. Mais l’amour, pour Keve, n’est qu’une compensation éphémère, où il se jette avec désespoir lorsqu’il n’arrive pas à trouver l’inspiration, la faculté de créer un film. Il trouve en Evabritt, la femme d’un conférencier, un amour passager. Ensemble ils oublient pour un temps qu’ils ne sont pas libres. Mais leur liaison ne leur laisse rien de durable, ils disparaissent chacun de la vie de l’autre — et la vie continue comme par le passé. Keve recherche en vain un sens à la vie, mais il se heurte aux difficultés du contact avec les autres. Sa femme, Ann-Marie, s’écarte de plus en plus de lui. Elle cherche de son côté à s’approcher de Benito, l’acteur venu de Londres pour participer au film que doit réaliser Keve ; en vain : c’est Inger — ancienne maîtresse de Keve — que Benito rejoindra. Keve et Ann-Marie ont une petite fille, Nina. C’est, en fait, le seul lien commun entre ces deux êtres. Ils parviendront grâce à elle à une sorte de communion, qui permet d’attendre l’avenir avec espoir.