Gremlins, l’Amérique parasitée Ajouter le film aux favoris

Adrien Dénouette

France — 2026 — 52 min — documentaire — couleur et n&b

Scénario Adrien Dénouette Équipe technique Antoine Kerninon, Corentine Attia, Guillaume Tunzini, Romain Raynaldi, Jean-gabriel Leynaud Musique Grégoire Terrier Production Arte, Temps Noir Source Temps Noir Avec Joe Dante, Rick Baker, John Landis, Heidi Honeycutt, Mike Finnell, Haviland Morris, Charlie Haas

1984. Produit par un Steven Spielberg tout juste auréolé du succès historique de E.T., un film à la croisée de l’épouvante et de la comédie réussit l’exploit de briser le record de la Warner au box-office, de provoquer une polémique parentale, d’être le premier succès de merchandising après Star Wars, et de dresser la satire, six ans plus tard, de cette réussite commerciale, dans une suite kamikaze jetant par-dessus bord son cahier des charges, pour lui substituer le spectacle le plus anarchique jamais produit avec les sous d’un blockbuster. Retour sur Gremlins 1 & 2, phénomène le plus insolent de son époque, raconté par son réalisateur et ses collaborateurs les plus proches – les vrais parasites derrière ce sabotage divinatoire !

« Composé d’extraits de films, d’archives inédites et de témoignages exclusifs, Gremlins, l’Amérique parasitée plante le contexte industriel et social du phénomène pour mieux l’apprécier à sa juste valeur. Soit une anomalie d’ambiguïté et d’humour noir, dont les deux volets parviennent à portraiturer la même Amérique sous deux profils différents. Deux visages, l’un nostalgique, l’autre tourné vers l’avenir et la modernité, pour une même obsession de l’ordre et du contrôle que vient démasquer l’apparition des petits fauteurs de troubles, dans la tradition comique du grain de sable dans la machine, à la manière de Charlie Chaplin dans Les Temps modernes et de Jacques Tati dans Playtime. Un coup de maître en deux temps, respecté à la fois comme film de monstre et pour l’acuité de sa satire, dont la clairvoyance donne aujourd’hui à réfléchir sur l’importance démocratique des moqueurs, à l’heure où le pouvoir en place menace plus que jamais de les faire taire. »

Adrien Dénouette, note d’intention, mai 2026