Titre original I Cannibali Scénario Liliana Cavani, Italo Moscati, Inspiré Par la Tragédie Antigone de Sophocle
Image Giulio Albonico
Musique Ennio Morricone
Montage Nino Baragli
Production Doria, San Marco
Source Snd
Interprétation
Britt Ekland, Pierre Clémenti, Tomas Milian, Delia Boccardo, Marino Masè
Des centaines de cadavres d’opposants gisent dans les rues d’un Milan dystopique, où une loi totalitaire interdit de déplacer les corps sous peine de mort. Avec l’aide d’un mystérieux étranger venu d’au-delà des mers, la jeune Antigone décide d’enfreindre la règle. Une relecture de la tragédie de Sophocle, dans laquelle sont évoqués les dysfonctionnements d’une société aux dérives fascistes, dans le climat politique tendu de l’après-68.
« L’aveuglement, l’obéissance sans résistance d’une population face à un pouvoir dictatorial et autoritaire, voici l’un des nombreux thèmes évoqués dans Les Cannibales, véritable OFNI et film choc, encore aujourd’hui […]. La réalisatrice utilise ici la mythologie pour analyser son époque, les années 1968, point d’orgue de la contestation et d’une libération des idées et des mœurs. Toutefois la crainte d’un retour des totalitarismes restait prégnante, notamment en Italie, pays qui avait vécu près de 22 années sous le joug de Mussolini. […] Connue et reconnue pour sa volonté de choquer et créer le scandale […], Liliana Cavani poursuit avec ses cannibales son but : réveiller les esprits quitte à attaquer en règle différentes institutions, dont la sacro-sainte Église […]. Enfin, le regretté Maestro Ennio Morricone nous délivre une fois encore une bande originale de qualité alternant thèmes angoissants, classiques, sixties, voire carrément “pop” […]. »
Samuel Bouvet, regard-critique.fr, 25 janvier 2001
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Les Cannibales
Liliana Cavani
Italie — 1970 — 1h28 — fiction — couleur — vostf
Britt Ekland, Pierre Clémenti, Tomas Milian, Delia Boccardo, Marino Masè
Des centaines de cadavres d’opposants gisent dans les rues d’un Milan dystopique, où une loi totalitaire interdit de déplacer les corps sous peine de mort. Avec l’aide d’un mystérieux étranger venu d’au-delà des mers, la jeune Antigone décide d’enfreindre la règle. Une relecture de la tragédie de Sophocle, dans laquelle sont évoqués les dysfonctionnements d’une société aux dérives fascistes, dans le climat politique tendu de l’après-68.
« L’aveuglement, l’obéissance sans résistance d’une population face à un pouvoir dictatorial et autoritaire, voici l’un des nombreux thèmes évoqués dans Les Cannibales, véritable OFNI et film choc, encore aujourd’hui […]. La réalisatrice utilise ici la mythologie pour analyser son époque, les années 1968, point d’orgue de la contestation et d’une libération des idées et des mœurs. Toutefois la crainte d’un retour des totalitarismes restait prégnante, notamment en Italie, pays qui avait vécu près de 22 années sous le joug de Mussolini. […] Connue et reconnue pour sa volonté de choquer et créer le scandale […], Liliana Cavani poursuit avec ses cannibales son but : réveiller les esprits quitte à attaquer en règle différentes institutions, dont la sacro-sainte Église […]. Enfin, le regretté Maestro Ennio Morricone nous délivre une fois encore une bande originale de qualité alternant thèmes angoissants, classiques, sixties, voire carrément “pop” […]. »
Samuel Bouvet, regard-critique.fr, 25 janvier 2001