Titre original Noon-O-Goldoon Scénario Mohsen Makhmalbaf
Image Mahmoud Kalari
Musique Majid Entezami
Montage Mohsen Makhmalbaf
Production Makhmalbaf Film House, MK2 Productions
Source Makhmalbaf Film House
Interprétation
Mirhadi Tayyebi, Ali Bakhshi, Ammar Tafti, Maryam Mohammad-Amini, Moharram Zeinalzadeh, Fariba Faghiri, Hana Makhmalbaf, Mohsen Makhmalbaf
Un ancien policier demande au réalisateur Makhmalbaf de pouvoir jouer un rôle dans son prochain film. Jadis, un incident entre eux avait valu à Mohsen de passer quelques années en prison. Au lieu d’un rôle, le réalisateur propose au policier de reconstituer cet épisode dramatique dans un film : chacun dirigera « son personnage » d’après son point de vue.
« Dans un pays où les autorités imposent une pensée unique, Makhmalbaf, comme Kiarostami, multiplie les points de vue : il demande à l’ex-policier de tourner sa propre version des faits. Un instant d’innocence débute sur le ton d’une comédie légère, une sorte de marivaudage politique. De cette confrontation des points de vue, du vrai et du faux, de la réalité et de la fiction, jaillissent des vérités dérangeantes. C’est l’image d’une mendiante à qui on fait reprendre sa réplique, et dont on devine qu’elle ne joue pas un rôle. Ce sont les protestations d’une jeune fille voilée de noir, qui se plaint de devoir rester cloîtrée à la maison. Bref, cet “instant d’innocence” n’a évidemment rien d’innocent. »
Des frères Lumière aux frères Coen, en passant par les Taviani, les Quay, les Wachowski, les Larrieu, les Farrelly, ou les Dardenne, l’histoire du cinéma, art collectif par excellence, nous a familiarisés, depuis l’origine, avec les fratries de réalisateurs....
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Un instant d’innocence
Mohsen Makhmalbaf
Iran/France — fiction — 1996 — 1h18 — couleur — vostf
Mirhadi Tayyebi, Ali Bakhshi, Ammar Tafti, Maryam Mohammad-Amini, Moharram Zeinalzadeh, Fariba Faghiri, Hana Makhmalbaf, Mohsen Makhmalbaf
Un ancien policier demande au réalisateur Makhmalbaf de pouvoir jouer un rôle dans son prochain film. Jadis, un incident entre eux avait valu à Mohsen de passer quelques années en prison. Au lieu d’un rôle, le réalisateur propose au policier de reconstituer cet épisode dramatique dans un film : chacun dirigera « son personnage » d’après son point de vue.
« Dans un pays où les autorités imposent une pensée unique, Makhmalbaf, comme Kiarostami, multiplie les points de vue : il demande à l’ex-policier de tourner sa propre version des faits. Un instant d’innocence débute sur le ton d’une comédie légère, une sorte de marivaudage politique. De cette confrontation des points de vue, du vrai et du faux, de la réalité et de la fiction, jaillissent des vérités dérangeantes. C’est l’image d’une mendiante à qui on fait reprendre sa réplique, et dont on devine qu’elle ne joue pas un rôle. Ce sont les protestations d’une jeune fille voilée de noir, qui se plaint de devoir rester cloîtrée à la maison. Bref, cet “instant d’innocence” n’a évidemment rien d’innocent. »
Bernard Genin, Télérama, 9 avril 1997
Dans nos archives...
Textes
Stéphane Goudet (Maître de conférences à Paris 1) — 2015
Makhmalbaf : La Famille Cinéma
Des frères Lumière aux frères Coen, en passant par les Taviani, les Quay, les Wachowski, les Larrieu, les Farrelly, ou les Dardenne, l’histoire du cinéma, art collectif par excellence, nous a familiarisés, depuis l’origine, avec les fratries de réalisateurs....
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