Scénario Elia Suleiman
Image Sofian El Fani
Montage Véronique Lange
Production Rectangle Production, Nazira Films, Pallas Film, Possibles Media, Zeyno Film
Source Le Pacte
Interprétation
Elia Suleiman, Ali Suleiman, Grégoire Colin, Gael García Bernal, Nancy Grant, Vincent Maraval
Elia Suleiman fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours, comme son ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde. Aussi loin qu’il voyage, de Paris à New York, quelque chose lui rappelle sa patrie.
« Comme le dit Gael García Bernal dans une scène du film, Suleiman “est un réalisateur palestinien mais ses films sont drôles”. Tout est bien sûr dans le “mais” : être à la fois cinéaste et palestinien et très drôle relève a priori de l’incongruité géopolitique et cinématographique. Cette singularité est la matière même de ses films, et du dernier plus que de tout autre. À l’étranger, on attend seulement d’un Palestinien qu’il soit palestinien, c’est-à-dire le représentant de toutes les luttes de son peuple. Suleiman s’amuse à retourner le problème : et si plutôt que d’être l’exception, il n’était pas au contraire la règle ? En d’autres termes : et si nous, Parisiens ou New-Yorkais, n’étions pas tous un peu palestiniens sans le savoir ? »
Lors de la dernière édition du festival de Cannes, à Elia Suleiman s’exaspérant de devoir encore et encore parler de la Palestine, au lieu de parler de cinéma, une journaliste sûre de son fait rétorquait que l’on attendrait tout autant d’un réalisateur...
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It Must Be Heaven
Elia Suleiman
France/Qatar/Allemagne/Canada/Turquie/Palestine — fiction — 2019 — 1h37 — couleur — vostf
Elia Suleiman, Ali Suleiman, Grégoire Colin, Gael García Bernal, Nancy Grant, Vincent Maraval
Elia Suleiman fuit la Palestine à la recherche d’une nouvelle terre d’accueil, avant de réaliser que son pays d’origine le suit toujours, comme son ombre. La promesse d’une vie nouvelle se transforme vite en comédie de l’absurde. Aussi loin qu’il voyage, de Paris à New York, quelque chose lui rappelle sa patrie.
« Comme le dit Gael García Bernal dans une scène du film, Suleiman “est un réalisateur palestinien mais ses films sont drôles”. Tout est bien sûr dans le “mais” : être à la fois cinéaste et palestinien et très drôle relève a priori de l’incongruité géopolitique et cinématographique. Cette singularité est la matière même de ses films, et du dernier plus que de tout autre. À l’étranger, on attend seulement d’un Palestinien qu’il soit palestinien, c’est-à-dire le représentant de toutes les luttes de son peuple. Suleiman s’amuse à retourner le problème : et si plutôt que d’être l’exception, il n’était pas au contraire la règle ? En d’autres termes : et si nous, Parisiens ou New-Yorkais, n’étions pas tous un peu palestiniens sans le savoir ? »
Marcos Uzal, Libération, 25 mai 2019
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Textes
Massoumeh Lahidji — 2019
Comment peut-on être Palestinien ? Elia Suleiman, cinéaste universel
Lors de la dernière édition du festival de Cannes, à Elia Suleiman s’exaspérant de devoir encore et encore parler de la Palestine, au lieu de parler de cinéma, une journaliste sûre de son fait rétorquait que l’on attendrait tout autant d’un réalisateur...
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