La première question que l’on se pose à la vue d’une durée de 3h16 : est-ce vraiment nécessaire de faire si long ?
Ici c’est même l’un des sujets du film, le temps qui passe et qui finit par nous échapper. Ce film est habité par une autre obsession l’opposition intérieur-extérieur.
Le choix est de laisser la place aux dialogues qui prennent une tournure philosophique et anthropologique. Ces discussions changent sous nos yeux ses personnages qui partagent leur sens de la vie pour surmonter leurs épreuves respectives.
Le réalisateur a fait le choix de cadrages qui donnent, aux lieux où se déroule l’action, une place essentielle. Les mouvements de camera renforcent l’importance donnée à l’environnement ou se déroule les interactions entre les personnages. Ainsi, il réalise un travelling sur l’esplanade de la Bibliothèque François Mitterrand qui sublime les frondaisons du second plan. Et pour les plans fixes, il nous offre un sublime plan fixe au lever du jour sur une vallée au Japon. Ces deux exemples montrent une impressionnante maitrise de la mise en scène, car elles renforcent l’impact de l’échange entre ces deux personnages.
A sinon, ce film aussi a reçu le « soutien essentiel de Canal + » ce qui permet de comprendre que ce financeur aux mains de Bolloré impose aux producteurs cette formulation, pour bien nous faire comprendre que sans lui rien ne serait possible…
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. En navigant sur le site, vous acceptez ces conditions d'utilisation.
Micro-critique de Philippe
postée le 30.06.2026
Soudain à la vie à la mort
La première question que l’on se pose à la vue d’une durée de 3h16 : est-ce vraiment nécessaire de faire si long ?
Ici c’est même l’un des sujets du film, le temps qui passe et qui finit par nous échapper. Ce film est habité par une autre obsession l’opposition intérieur-extérieur.
Le choix est de laisser la place aux dialogues qui prennent une tournure philosophique et anthropologique. Ces discussions changent sous nos yeux ses personnages qui partagent leur sens de la vie pour surmonter leurs épreuves respectives.
Le réalisateur a fait le choix de cadrages qui donnent, aux lieux où se déroule l’action, une place essentielle. Les mouvements de camera renforcent l’importance donnée à l’environnement ou se déroule les interactions entre les personnages. Ainsi, il réalise un travelling sur l’esplanade de la Bibliothèque François Mitterrand qui sublime les frondaisons du second plan. Et pour les plans fixes, il nous offre un sublime plan fixe au lever du jour sur une vallée au Japon. Ces deux exemples montrent une impressionnante maitrise de la mise en scène, car elles renforcent l’impact de l’échange entre ces deux personnages.
A sinon, ce film aussi a reçu le « soutien essentiel de Canal + » ce qui permet de comprendre que ce financeur aux mains de Bolloré impose aux producteurs cette formulation, pour bien nous faire comprendre que sans lui rien ne serait possible…