Le Voyage en douce

Michel Deville

35 mm — couleurs — 1 h 38 — 1979

Scénario Michel Deville, avec la collaboration littéraire de François-Régis Bastide, Camille Bourniquel, Muriel Cerf, Jean Chalon, Pierrette Fleutiaux, Patrick Grainville, Yves Navarre, Jacques Perry, Maurice Pons, Béatrice Privat, Suzanne Prou, Frédéric Rey, Dominique Rolin, Isaure de Saint-Pierre Musique Ludwig van Beethoven, « Bagatelles » opus 33 et 126, interprétées par Katia Labeque ; Johannes Brahms, « Sapphische Ode », interprétée par Valérie MasterSon Images Claude Lecomte Montage Raymonde Guyot Son Henry Moline, Joël Beldent Création Musicale Quentin Damamme Décors Catherine Ardouin Production Prospectacle, Gaumont, Eléfilm Distribution Gaumont Sortie Paris 4 janvier 1980 Interprétation

Dominique Sanda (Hélène), Geraldine Chaplin (Lucie), Jacques Zabor (Denis), Jean Crubelier (l’homme des maisons), Valérie Masterson (la cantatrice), Cécile Le Bailly (la cousine Marie), Jacques Pieller (Pinson), Jacqueline Parent (Mathilde), Françoise Morhange (la grand-mère), Frédéric Andreï (le jeune homme de l’hôtel), Christophe Malavoy (l’homme du train), Catherine Le Dall (la marraine), Dominique Delouche (l’homme du musée), Hélène Garcia (la pompiste), Géo Beuf (le client), Robin Camus (Lucas), Valérie Hug (Perrine et Hélène à dix ans), Marion Gautier (Hélène à quinze ans), Myriam Roulet (Lucie à quinze ans), et les voix de Christophe Malavoy (le violeur du parking), Gérard Dessalles (l’homme du parking), Liliane Rovère (la femme du parking)

Lucie, qui s’est disputée avec son mari, vient chercher refuge chez Hélène qui l’accueille, l’écoute et la console comme seule peut le faire une amie de toujours, c’est-à-dire en accordant du crédit à ses plaintes qui ne manqueront pourtant pas de s’évanouir au prochain lever de soleil. Hélène étant sur le point de partir quelques jours en Provence (afin de chercher une maison où passer l’été), elle propose donc à Lucie de l’accompagner. Aussitôt dit, aussitôt fait. Les deux amies s’échappent de leurs habitudes et se retrouvent bientôt face à face dans une nature de rêve. La maison étant bientôt dénichée, les trois jours qui vont suivre seront pour elles un vrai moment de liberté. Au fil des rencontres (un marchand de cerises, un garçon d’hôtel), comme au fil des souvenirs (désirs adolescents, premier baiser…) et des mensonges (qu’est-il vraiment advenu ? jusqu’où allaient les rêves ?), les deux jeunes femmes vont peu à peu découvrir leur véritable personnalité. L’une et l’autre ainsi transformées s’en retourneront alors chez elles : mais bientôt Hélène quitte elle aussi son mari et ses enfants ; Hélène, à son tour, se trouve cette nuit sur le palier…