Vestibule

Ken Kobland

Etats-Unis — 16 mm — 24 mn — 1978

En un sens « Vestibule » c’est simplement trois différentes expériences, ou plus précisément, des méditations sur quelques paysages urbains très familiers. Cette sorte d’endroits, images dans lesquelles j’ai littéralement vécu toute ma vie. Pour moi ces espaces possèdent souvent une « immobilité » qui les rend abstrait. Mais ils sont également « chargés », significatifs ; c’est-à-dire toujours sur le point d’être habités. C’est cet aspect de présence humaine immi-nante (donc actuelle), qui s’intéresse avant tout dans ces images. Les images impliquent d’autres choses ; des narrations plus spécifiques. Les .enfroits sont évocateurs. Ils sont sous-tendus d’architectures personnelles internes (histoires, rêves et fantasmes), qui demandent une présence anticipée. Les histoires racontées dans les sous-titres et en voix off sont supposées être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur, et compléter autant que contredire l’image du film.