« En un sens, Vestibule c’est simplement trois différentes expériences, ou plus précisément, des méditations sur quelques paysages urbains très familiers. Cette sorte d’endroits, images dans lesquelles j’ai littéralement vécu toute ma vie. Pour moi, ces espaces possèdent souvent une « immobilité » qui les rend abstraits. Mais ils sont également « chargés », significatifs ; c’est-à-dire toujours sur le point d’être habités. C’est cet aspect de présence humaine imminente (donc actuelle) qui m’intéresse avant tout dans ces images. Les images impliquent d’autres choses ; des narrations plus spécifiques. Les endroits sont évocateurs. Ils sont sous-tendus d’architectures personnelles internes (histoires, rêves et fantasmes) qui demandent une présence anticipée. Les histoires racontées dans les sous-titres et en voix off sont supposées être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur, et compléter autant que contredire l’image du film. »
En 1982, Cinémarge poursuivra la découverte de différentes formes de cinéma indépendant en France et dans le monde, et ce pendant une semaine. Cette année Cinémarge propose une soirée exceptionnelle avec : — Un long métrage italien, réalisé en Super 8...
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Vestibule
Ken Kobland
États-Unis — 16mm — 24 min — 1978
« En un sens, Vestibule c’est simplement trois différentes expériences, ou plus précisément, des méditations sur quelques paysages urbains très familiers. Cette sorte d’endroits, images dans lesquelles j’ai littéralement vécu toute ma vie. Pour moi, ces espaces possèdent souvent une « immobilité » qui les rend abstraits. Mais ils sont également « chargés », significatifs ; c’est-à-dire toujours sur le point d’être habités. C’est cet aspect de présence humaine imminente (donc actuelle) qui m’intéresse avant tout dans ces images. Les images impliquent d’autres choses ; des narrations plus spécifiques. Les endroits sont évocateurs. Ils sont sous-tendus d’architectures personnelles internes (histoires, rêves et fantasmes) qui demandent une présence anticipée. Les histoires racontées dans les sous-titres et en voix off sont supposées être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur, et compléter autant que contredire l’image du film. »
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1981
Cinémarge
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