Scénario Maurice Aubergé, d’après le roman de Georges Simenon
Image Léonce-Henri Burel
Montage Annick Millet
Musique Jean-Jacques Grunenwald
Production UGC
Source Gaumont
Interprétation
Jean Gabin, Danielle Darrieux, Claude Genia, Jacques Castelot, Gabrielle Dorziat, Daniel Lecourtois, Juliette Faber
François Donge, un riche industriel amateur de femmes, fait la connaissance d’une jeune fille surnommée Bébé, qu’il épouse. Dix ans plus tard, empoisonné par sa femme, agonisant sur un lit d’hôpital, il revit le parcours de son couple et comprend comment cette jeune fille qui l’adorait a souffert de ses multiples liaisons et s’est meurtrie à son indifférence.
« C’est l’un des premiers films féministes à une époque où les femmes étaient censées s’épanouir à l’ombre de leur mari. Au gré de ses désillusions, Bébé devient une morte vive dont la silhouette, vêtue de noir, s’avance dans l’hôpital où gît son mari. Étrangère, désormais, au sort de cet homme qui a tout compris, mais trop tard. Decoin a noirci le roman, déjà sombre, de Georges Simenon, en excluant tout espoir et tout pardon. Géniale dans un double rôle (la jeune idéaliste et la femme rompue), Danielle Darrieux eut du mal — cela paraît incroyable aujourd’hui ! — à imposer Jean Gabin, dont la carrière connaissait alors une éclipse. Leur duo douloureux, presque sadomasochiste, est un régal. »
Henri Decoin appartient à cette génération de réalisateurs qui prit son essor dès que le cinéma se fit entendre. Autodidacte, actif pour ne pas dire remuant, passionné par le sport et féru d'aviation, il retrouve Paris après les ciels de la Grande Guerre...
« Toujours le même / Jamais pareil / Toujours Jean Gabin / Toujours quelqu’un » Jacques Prévert
Jean Gabin occupe une place à part dans le cœur des Français: une popularité et une longévité inégalées, une filmographie exceptionnelle et une capacité sans...
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La Vérité sur Bébé Donge
Henri Decoin
France — fiction — 1952 — 1h44 — noir et blanc
Jean Gabin, Danielle Darrieux, Claude Genia, Jacques Castelot, Gabrielle Dorziat, Daniel Lecourtois, Juliette Faber
François Donge, un riche industriel amateur de femmes, fait la connaissance d’une jeune fille surnommée Bébé, qu’il épouse. Dix ans plus tard, empoisonné par sa femme, agonisant sur un lit d’hôpital, il revit le parcours de son couple et comprend comment cette jeune fille qui l’adorait a souffert de ses multiples liaisons et s’est meurtrie à son indifférence.
« C’est l’un des premiers films féministes à une époque où les femmes étaient censées s’épanouir à l’ombre de leur mari. Au gré de ses désillusions, Bébé devient une morte vive dont la silhouette, vêtue de noir, s’avance dans l’hôpital où gît son mari. Étrangère, désormais, au sort de cet homme qui a tout compris, mais trop tard. Decoin a noirci le roman, déjà sombre, de Georges Simenon, en excluant tout espoir et tout pardon. Géniale dans un double rôle (la jeune idéaliste et la femme rompue), Danielle Darrieux eut du mal — cela paraît incroyable aujourd’hui ! — à imposer Jean Gabin, dont la carrière connaissait alors une éclipse. Leur duo douloureux, presque sadomasochiste, est un régal. »
Pierre Murat, Télérama, 27 décembre 2014
Dans nos archives...
Textes
Raymond Chirat — 1998
Decoin entre Darrieux et Simenon
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