Une riche affaire

Norman Z. McLeod

35 mm — N et B — 73 mn — 1934

Titre original It's a Gift Scénario Jack Cunningham et J.P. McEvoy, d’après un sujet de Charles Bogle (W.C. Fields) Images Henry Sharp Décors Hans Dreier et John B. Goodman Production William LeBaron, pour Paramount Interprétation

W.C. Fields (Harold Bissonette), Jean Rouverol (Mildred Bissonette), Julian Madison (John Durston), Kathleen Howard (Amelia Bissonette), Tom Bupp (Norman Bissonette), Tammany Young (Everett Ricks), Baby LeRoy (Baby Dunk), Morgan Wallace (Jasper Fitchmueller), Charles Sellon (Mr. Muller), Josephine Whittell (Mrs. Dunk), Diana Lewis (Miss Dunk)

Un modeste épicier de l’Est, malmené par sa femme et par ses enfants, harcelé par le sans-gêne des voisins, achète par correspondance une plantation d’orangers en Californie : arrivé là-bas, il s’aperçoit que sa terre ne peut rien produire, mais elle fera pourtant l’objet d’une affaire très juteuse car elle commande l’accès d’un hippodrome en construction. Harold Bissonette la revend très cher et s’installe avec sa petite famille dans une luxueuse résidence.

Le scénario de It’s a Gift résulte du mélange subtil de plusieurs anciens numéros de W.C. Fields. La première séquence dans l’épicerie est reprise d’un sketch joué aux Ziegfeld Follies en 1925, « The Drugstore », et déjà porté en l’écran en 1933 sous la forme d’un court métrage, The Pharrnacist. La scène où la famille Bissonette prend possession d’une magnifique pelouse privée qu’elle inonde de papiers gras en croyant s’installer dans un jardin public provient également de deux sketches de music-hall de 1925 (« Joy Ride » et « A Picnic »). D’autres éléments ont été empruntés à It’s the Old Army Game et The Potters, deux longs métrages de 1926 et 1927 adaptés de pièces de J.P. McEvoy qui collabora également au scénario du présent film. Tel qu’il est devenu, le film contient une satire assez corrosive de la vie de famille américaine sous forme de notations puisées dans l’observation de la vie quotidienne. Il est aujourd’hui considéré comme l’une des meilleures réussites de Fields.