Toto contro i quatro

Steno

35 mm — N et B — 95 mn — 1963

Scénario Corbucci, Grimaldi Images Clemente Santoni Musique Gianni Ferrio Interprétation

Totò, Aldo Fabrizi, Nino Taranto, Peppino de Filippo, Erminio Macario, Gianni Agus, Moira Orfei, Rossella Como, Mario Castellani, Piero Carloni, Ugo d’Alessio, Nino Terzo

Lorsque le Commissaire Saracino sort de chez lui frais et pimpant, il doit constater qu’on vient de lui voler sa voiture. Ce fâcheux incident que, pour le consoler, ses subordonnés déclarent être singulièrement banal à Rome, ne le met pas dans la meilleure humeur pour se rendre à son bureau, où l’attendent quelques affaires complexes qui vont former la trame anecdotique du film. Un homme, arrêté pour injures, se trouve être le fils d’un général et le neveu d’un cardinal. D’où les pressions opérées sur le Commissaire pour obtenir une procédure aboutissant à un non-lieu. Simultanément, un maître-chanteur exigeant une rançon l’oblige à se déguiser en balayeur puis, plus tard, en femme de petite vertu. Sur les indications d’un détective, il se fait passer pour plâtrier-peintre en vue d’inspecter une maison dont le propriétaire, sosie de Landru, paraît déployer une activité criminelle digne de son illustre prédécesseur. Un prêtre, Don Amilcare, très proche des chapardeurs de la banlieue spécialisés dans le démontage des voitures pour en vendre ensuite les pièces détachées, rend au Commissariat l’argenterie dérobée, ce qui ne simplifie pas l’enquête. Un mari jaloux, croyant que sa femme le trompe avec un vétérinaire a reçu d’elle un apéritif qu’il dit empoisonné. C’est, à la suite d’un quiproquo, le Commissaire qui le boit… Un agent des douanes pointilleux veut infliger une amende au Commissaire, soupçonné de trafic illégal avec la Suisse, mais finalement, par ruse, Saracino parvient à faire avouer à ce haut fonctionnaire de nombreuses histoires de pots-de-vin. Le hasard va lui permettre de retrouver sa voiture. Mais la conversation qu’il a, dans un parc, avec Don Amilcare, et que surprennent de mauvais garçons est ambiguë. Cachés derrière des buissons, ces mauvais garçons ne manquent pas de s’étonner : « Dire, déclarent-ils, scandalisés en entendant le prêtre, qu’on organise des conciles ceucuméniques ! » Puis, réconfortés de la sorte dans leur résolution, ils concluent : « Allons voler ! ». Steno, sauf pour de brefs passages, laisse au dialogue le soin d’exprimer l’ironie des situations. F. B.