Image Caroline Champetier, Dominique Chapuis
Montage Chantal Hymans, Sabine Mamou
Production Why Not Productions, France 2 Cinéma, Les Films Aleph
Source Why Not Productions
Avec Yehuda Lerner
« C’est à partir d’un entretien que m’avait accordé Yehuda Lerner à Jérusalem en 1979, pendant le tournage de Shoah, que j’ai réalisé Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures, lieu, jour, mois, année, heure de la seule révolte réussie d’un camp d’extermination nazi. Dans les paysages et les lieux d’aujourd’hui qui sont immuablement ceux d’alors, le David non-violent qui porta le premier coup mortel se fait le héraut d’un film mythologique et le maître d’un suspense qui croît jusqu’à la dernière image, à l’instant où se réinstaurent l’ordre humain et le règne de la liberté. » Claude Lanzmann
« Le film dans le film qui retourne sur les traces de cette révolte offre des images aux paroles de Lerner. Ces traces visuelles sont un manifeste : pas de poésie après Auschwitz, certes, mais du cinéma. Car le temps est passé, les corps ont vieilli, la gare est délabrée, l’herbe a poussé, des billes de bois sont désormais chargées là où 250 000 juifs sont descendus du train, mais c’est une expérience inégalée de la présence de la mort qui revient jusqu’à nous par les gestes et les paroles de la vie. »
L’engagement de Caroline au cinéma la conduit naturellement à présider pendant 3 ans l’Association Française des Directeurs de la Photographie cinématographique (AFC) fondée en 1990 par Henri Alekan, Raoul Coutard, Alain Derobe, Pierre-William Glenn et...
Caroline Champetier compte parmi les plus remarquables et prolifiques directeurs de la photographie français, et s’est forgé une filmographie qui frappe autant par sa cohérence que par sa diversité. Fidèle com- pagne d’armes de Xavier Beauvois depuis...
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Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures
Claude Lanzmann
France — documentaire — 2001 — 1h36 — couleur
« C’est à partir d’un entretien que m’avait accordé Yehuda Lerner à Jérusalem en 1979, pendant le tournage de Shoah, que j’ai réalisé Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures, lieu, jour, mois, année, heure de la seule révolte réussie d’un camp d’extermination nazi. Dans les paysages et les lieux d’aujourd’hui qui sont immuablement ceux d’alors, le David non-violent qui porta le premier coup mortel se fait le héraut d’un film mythologique et le maître d’un suspense qui croît jusqu’à la dernière image, à l’instant où se réinstaurent l’ordre humain et le règne de la liberté. » Claude Lanzmann
« Le film dans le film qui retourne sur les traces de cette révolte offre des images aux paroles de Lerner. Ces traces visuelles sont un manifeste : pas de poésie après Auschwitz, certes, mais du cinéma. Car le temps est passé, les corps ont vieilli, la gare est délabrée, l’herbe a poussé, des billes de bois sont désormais chargées là où 250 000 juifs sont descendus du train, mais c’est une expérience inégalée de la présence de la mort qui revient jusqu’à nous par les gestes et les paroles de la vie. »
Antoine de Baecque, Libération, 19 octobre 2001
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