Scénario Guy Ofran
Image Boaz Yehonathan Ya’acov
Musique Assif Tsahar
Montage Zohar Sela
Production EZ Films, Golden Cinema, Laila Films, Detail Film
Source ASC Distribution
Interprétation
Adnan Abu Wadi, Maisa Abd Elhadi, Adnan Abu Muhareb, Eli Menashe
Kamel, un jeune Bédouin, travaille comme agent de sécurité à la gare routière de Be’er Sheva. Il habite dans un petit village illégal, perdu au beau milieu du désert. Son frère Khaled, chef du village, travaille dans le bâtiment et est marié à Nadia âgée de 21 ans. Un jour, Kamel apprend que les autorités ont ordonné la démolition du village.
« Le Bédouin israélien, sorte d’Indien ou de Rom local doublé par son arabité d’un statut d’ennemi intérieur potentiel, est sommé à ce titre de se soumettre ou se démettre. C’est cet impossible dilemme que met précisément en scène la fiction de Sharqiya. Fiction, il va sans dire, très documentée et qui contourne avec grâce l’écueil de la démonstration militante. Sharqiya vaut moins par ses péripéties que par le climat qu’il parvient à instaurer. Laconique et désertique, doté d’un sens raffiné de l’absurde, le film est une sorte de western biblique qui rendrait hommage à Samuel Beckett. »
Le renouveau actuel que connaît le cinéma israélien s’explique d’abord par des changements institutionnels. Après une décennie morose marquée par une baisse sensible du nombre de productions et de spectateurs (les années 1990), le gouvernement vote en...
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Sharqiya
Ami Livne
Allemagne/Israël/France — fiction — 2012 — 1h25 — couleur — vostf
Adnan Abu Wadi, Maisa Abd Elhadi, Adnan Abu Muhareb, Eli Menashe
Kamel, un jeune Bédouin, travaille comme agent de sécurité à la gare routière de Be’er Sheva. Il habite dans un petit village illégal, perdu au beau milieu du désert. Son frère Khaled, chef du village, travaille dans le bâtiment et est marié à Nadia âgée de 21 ans. Un jour, Kamel apprend que les autorités ont ordonné la démolition du village.
« Le Bédouin israélien, sorte d’Indien ou de Rom local doublé par son arabité d’un statut d’ennemi intérieur potentiel, est sommé à ce titre de se soumettre ou se démettre. C’est cet impossible dilemme que met précisément en scène la fiction de Sharqiya. Fiction, il va sans dire, très documentée et qui contourne avec grâce l’écueil de la démonstration militante. Sharqiya vaut moins par ses péripéties que par le climat qu’il parvient à instaurer. Laconique et désertique, doté d’un sens raffiné de l’absurde, le film est une sorte de western biblique qui rendrait hommage à Samuel Beckett. »
Jacques Mandelbaum, Le Monde, 7 novembre 2012
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