Titre original Awdat Al Ibn Al Da Scénario Youssef Chahine, Salah Jahine, Farouk Beloufa, librement inspiré du roman d’andré Gide
Image Abdel Aziz Fahmi
Musique Abou Zeid Hassan
Montage Rachida Abdel Salam
Production Misr International Films, Oncic
Source Misr International Films
Interprétation
Une grande famille égyptienne en pleine décadence attend le retour du fils, en prison depuis douze ans pour avoir voulu défendre l’émergence d’un monde plus juste. Quand Ali est libéré et qu’il rejoint les siens, ses années de prison ont brisé sa jeunesse et ses idéaux. Passée la joie des retrouvailles, c’est la désillusion pour ses proches : sa fiancée Fatma qui l’a attendu pendant ces longues années ; Hassouna, l’ouvrier qui avait placé en lui ses espoirs d’un monde nouveau ; et Ibrahim, son neveu, qui comptait sur son soutien pour lui permettre, contre l’avis de son père, d’aller étudier à l’étranger.
« Tragédie à la fois intime et collective, où l’élan révolutionnaire se mue en désillusion. […] Le cinéaste observe le retour d’Ali comme on scruterait un mythe fissuré : celui d’un idéal brisé sur les contradictions du réel. […] La mise en scène, ample et lyrique, fait des chants, du silence et des gestes les instruments d’une douleur lucide. […] Chahine filme moins le retour d’un homme que l’impossible retour d’une foi — celle en la communauté, en la révolution, en la promesse d’un monde meilleur. Sous les ruines de l’utopie, il reste la beauté tragique d’un regard, celui d’un homme qui continue de croire au cinéma. »
Jérôme Baron, Festival des 3 Continents, novembre 2025
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Le Retour de l’enfant prodigue
Youssef Chahine
Égypte – 1976 – 1h59 – fiction – couleur – vostf
Mahmoud El-meligui, Soheir El-morshdi, Shoukry Sarhan, Houda Sultan, Ragga Hussein
Une grande famille égyptienne en pleine décadence attend le retour du fils, en prison depuis douze ans pour avoir voulu défendre l’émergence d’un monde plus juste. Quand Ali est libéré et qu’il rejoint les siens, ses années de prison ont brisé sa jeunesse et ses idéaux. Passée la joie des retrouvailles, c’est la désillusion pour ses proches : sa fiancée Fatma qui l’a attendu pendant ces longues années ; Hassouna, l’ouvrier qui avait placé en lui ses espoirs d’un monde nouveau ; et Ibrahim, son neveu, qui comptait sur son soutien pour lui permettre, contre l’avis de son père, d’aller étudier à l’étranger.
« Tragédie à la fois intime et collective, où l’élan révolutionnaire se mue en désillusion. […] Le cinéaste observe le retour d’Ali comme on scruterait un mythe fissuré : celui d’un idéal brisé sur les contradictions du réel. […] La mise en scène, ample et lyrique, fait des chants, du silence et des gestes les instruments d’une douleur lucide. […] Chahine filme moins le retour d’un homme que l’impossible retour d’une foi — celle en la communauté, en la révolution, en la promesse d’un monde meilleur. Sous les ruines de l’utopie, il reste la beauté tragique d’un regard, celui d’un homme qui continue de croire au cinéma. »
Jérôme Baron, Festival des 3 Continents, novembre 2025