Titre original Ktokolwiek wie... Scénario Krzysztof Kakolewski, Andrzej Mularczyk
Image Antoni Nurzyéski
Musique Wojciech Kilar
Production Unité de production Kadr
Interprétation
Edward Lubaszenko, Zofia Merle, Maria Zbyszewska, Gustaw Lutkiewicz, Halina Luszczewska
Il nous arrive parfois d’écouter à la radio une voix grave qui annonce : « Un tel ou une telle a été vu(e) pour la dernière fois… Toute personne pouvant fournir des renseignements concernant le disparu est priée… » L’imagination aidant, les auditeurs se prennent à songer aux raisons de cette disparition, aux causes qui ont entraîné la fuite, une fugue ou la mort d’un homme ou d’une femme. Car, tant qu’elle est inexpliquée, une disparition reste toujours mystérieuse. Et ce mystère a tenté plus d’un journaliste et plus d’un écrivain. L’action du film se déroule sur plusieurs plans. Nous assistons aux efforts d’un journaliste qui essaye de retrouver la disparue. Peu à peu apparaît le visage de la jeune fille qui n’était jusqu’alors qu’un personnage anonyme d’un fait divers. Marie, venue du fond de sa campagne natale dans une grande ville industrielle, n’y avait pas trouvé ce qu’elle s’était imaginé. C’est peut-être sa solitude, ce sentiment de frustration qui l’a amenée à disparaître d’une vie qu’on croyait calme et rangée. Les recherches effectuées par le reporter d’un grand journal de Varsovie pour retrouver la disparue ont fourni aux réalisateurs du film la possibilité de montrer certains aspects inconnus ou oubliés de Varsovie : des usines ultramodernes, des caves post-existentialistes voisinent avec des refuges de clochards et des faubourgs misérables. De même, dans un village – le village natal de Marie – où l’école communale a élevé par douzaines futurs médecins, ingénieurs, fonctionnaires de tous les échelons, certains habitants croupissent encore dans l’ignorance et la superstition. Ainsi le communiqué de la radio « Toute personne susceptible de fournir des renseignements est priée… » prend toujours plus d’importance, à mesure que se déroule le film, pour devenir finalement une protestation véhémente contre l’indifférence, la routine, l’habitude qui nous cachent ceux qui vivent à côté de nous.
Le sort a voulu - et c'est un pur hasard - que je naisse en Haute-Silésie, à Szopienice, non loin de la rivière Brynica qui jadis servait de frontière entre le territoire polonais annexé par la Prusse et celui annexé par la Russie tsariste, et qui sépare...
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Quiconque pourrait savoir
Kazimierz Kutz
35mm — noir et blanc — 1h38 — 1966
Edward Lubaszenko, Zofia Merle, Maria Zbyszewska, Gustaw Lutkiewicz, Halina Luszczewska
Il nous arrive parfois d’écouter à la radio une voix grave qui annonce : « Un tel ou une telle a été vu(e) pour la dernière fois… Toute personne pouvant fournir des renseignements concernant le disparu est priée… » L’imagination aidant, les auditeurs se prennent à songer aux raisons de cette disparition, aux causes qui ont entraîné la fuite, une fugue ou la mort d’un homme ou d’une femme. Car, tant qu’elle est inexpliquée, une disparition reste toujours mystérieuse. Et ce mystère a tenté plus d’un journaliste et plus d’un écrivain. L’action du film se déroule sur plusieurs plans. Nous assistons aux efforts d’un journaliste qui essaye de retrouver la disparue. Peu à peu apparaît le visage de la jeune fille qui n’était jusqu’alors qu’un personnage anonyme d’un fait divers. Marie, venue du fond de sa campagne natale dans une grande ville industrielle, n’y avait pas trouvé ce qu’elle s’était imaginé. C’est peut-être sa solitude, ce sentiment de frustration qui l’a amenée à disparaître d’une vie qu’on croyait calme et rangée. Les recherches effectuées par le reporter d’un grand journal de Varsovie pour retrouver la disparue ont fourni aux réalisateurs du film la possibilité de montrer certains aspects inconnus ou oubliés de Varsovie : des usines ultramodernes, des caves post-existentialistes voisinent avec des refuges de clochards et des faubourgs misérables. De même, dans un village – le village natal de Marie – où l’école communale a élevé par douzaines futurs médecins, ingénieurs, fonctionnaires de tous les échelons, certains habitants croupissent encore dans l’ignorance et la superstition. Ainsi le communiqué de la radio « Toute personne susceptible de fournir des renseignements est priée… » prend toujours plus d’importance, à mesure que se déroule le film, pour devenir finalement une protestation véhémente contre l’indifférence, la routine, l’habitude qui nous cachent ceux qui vivent à côté de nous.
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Textes
Kazimierz Kutz — 1981
Être soi-même
Le sort a voulu - et c'est un pur hasard - que je naisse en Haute-Silésie, à Szopienice, non loin de la rivière Brynica qui jadis servait de frontière entre le territoire polonais annexé par la Prusse et celui annexé par la Russie tsariste, et qui sépare...
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