Scénario Gilles Perrault
Image Claude Lecomte
Musique Edgar Cosma
Décors Michel Guyot, Régis Des Plas
Montage Raymonde Guyot
Son Andrée Hervée, Joël Beldent
Production Hamster Productions, Gaumont, Stand’Art, FR3, EléFilm
Source Gaumont
Interprétation
Y. Ailhaud, M. Amphoux, R. Amstutz, P. Ascaride J.-P. Bagot, N. Bécue, D. Bénureau, L. Bertrand, J. Blot, J. Bois, J. Cancelier, G. Carmier, M.-P. Casey, P. Chevalier, F. Clavier, J. Comellas, D. Constantin, R. Cornillac, M. Couturier, R. Desmare, C. Dobrinski, Y. Elliot, P. Forget, M. Franchino, J.L. Grinfeld, B. Hocine, A. Janey, S. Jeney, J. Lafont, P. Lafond, P. Lamondin, F. Lugagne, E. Maby, A. Marstrat, F. Marthouret, D. Martin, M. Melki, F. Pierson, R. Renucci, A. Rimoux, J. Sarfati, R. de Souza, G. Tamiz, R. Tison, F. Toumarkine, H. Viscogliosi et des enfants
Ils sont sept, et qui s’ennuient. Sept petits Anglais âgés de sept à dix ans, quatre garçons, trois filles. Une banlieue triste, un été sans promesses, des parents navrants, une école avec des professeurs je ne vous dis que ça. On part. Ce n’est pas une fuite, ni même une fugue. Le drame est rarement au programme de l’enfance. On part à la belle aventure sans savoir où ni comment, parce qu’on est bien ensemble et qu’on sera mieux ailleurs. Il est toujours passionnant de découvrir ce qui se cache au-delà du prochain virage. Il faut traverser la Manche en bateau-stop, se nourrir sans un centime en poche, slalomer entre les gendarmes, échapper à une population villageoise en colère, affoler un bataillon de psychiatres. Tout cela n’est que jeu d’enfant puisque nos enfants le font en se jouant. Les choses se corsent lorsque nous rencontrons au hasard du chemin (mais le mot hasard est-il bien approprié ?) un clergyman en Rolls, un tigre en cage, une religieuse tatouée, un marinier pirate, un berger allemand mélomane, un chat providentiel, une vieille dame découragée, un voyageur énigmatique, d’autres encore. Comment ne pas s’inquiéter lorsque l’escapade quitte les belles routes de Picardie pour une forêt maléfique, un château épouvantable, les profondeurs infernales d’une caverne ? On voudrait crier « Pouce ! je ne joue plus ! » mais c’est trop tard. Bon gré mal gré, nous voici confrontés au noir complot contre tous les enfants du monde. Il s’agit — la plume hésite à révéler ces horreurs —de les transformer en adultes. Mais le destin de la petite bande est de déjouer l’inéluctable. Ainsi les multiples péripéties du voyage, quotidiennes ou extraordinaires, nous conduisent-elles mine de rien au cœur de l’angoissant problème qui hante l’humanité enfantine : conscient de son essence, comment préserver son existence ? Où gît la solution ? Sur une île déserte, évidemment.
Le cinéma français — mais pas le Festival de La Rochelle, la preuve ! — est souvent injuste avec ceux qui le servent le mieux. Témoin Michel Deville qui, depuis près de vingt-cinq ans maintenant, tourne réguliè-rement des films parmi les plus beaux qui...
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La Petite Bande
Michel Deville
35mm — couleurs — 1h31 — 1982
Y. Ailhaud, M. Amphoux, R. Amstutz, P. Ascaride J.-P. Bagot, N. Bécue, D. Bénureau, L. Bertrand, J. Blot, J. Bois, J. Cancelier, G. Carmier, M.-P. Casey, P. Chevalier, F. Clavier, J. Comellas, D. Constantin, R. Cornillac, M. Couturier, R. Desmare, C. Dobrinski, Y. Elliot, P. Forget, M. Franchino, J.L. Grinfeld, B. Hocine, A. Janey, S. Jeney, J. Lafont, P. Lafond, P. Lamondin, F. Lugagne, E. Maby, A. Marstrat, F. Marthouret, D. Martin, M. Melki, F. Pierson, R. Renucci, A. Rimoux, J. Sarfati, R. de Souza, G. Tamiz, R. Tison, F. Toumarkine, H. Viscogliosi et des enfants
Ils sont sept, et qui s’ennuient. Sept petits Anglais âgés de sept à dix ans, quatre garçons, trois filles. Une banlieue triste, un été sans promesses, des parents navrants, une école avec des professeurs je ne vous dis que ça. On part. Ce n’est pas une fuite, ni même une fugue. Le drame est rarement au programme de l’enfance. On part à la belle aventure sans savoir où ni comment, parce qu’on est bien ensemble et qu’on sera mieux ailleurs. Il est toujours passionnant de découvrir ce qui se cache au-delà du prochain virage. Il faut traverser la Manche en bateau-stop, se nourrir sans un centime en poche, slalomer entre les gendarmes, échapper à une population villageoise en colère, affoler un bataillon de psychiatres. Tout cela n’est que jeu d’enfant puisque nos enfants le font en se jouant. Les choses se corsent lorsque nous rencontrons au hasard du chemin (mais le mot hasard est-il bien approprié ?) un clergyman en Rolls, un tigre en cage, une religieuse tatouée, un marinier pirate, un berger allemand mélomane, un chat providentiel, une vieille dame découragée, un voyageur énigmatique, d’autres encore. Comment ne pas s’inquiéter lorsque l’escapade quitte les belles routes de Picardie pour une forêt maléfique, un château épouvantable, les profondeurs infernales d’une caverne ? On voudrait crier « Pouce ! je ne joue plus ! » mais c’est trop tard. Bon gré mal gré, nous voici confrontés au noir complot contre tous les enfants du monde. Il s’agit — la plume hésite à révéler ces horreurs —de les transformer en adultes. Mais le destin de la petite bande est de déjouer l’inéluctable. Ainsi les multiples péripéties du voyage, quotidiennes ou extraordinaires, nous conduisent-elles mine de rien au cœur de l’angoissant problème qui hante l’humanité enfantine : conscient de son essence, comment préserver son existence ? Où gît la solution ? Sur une île déserte, évidemment.
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Textes
Pierre Murat — 1983
Michel Deville
Le cinéma français — mais pas le Festival de La Rochelle, la preuve ! — est souvent injuste avec ceux qui le servent le mieux. Témoin Michel Deville qui, depuis près de vingt-cinq ans maintenant, tourne réguliè-rement des films parmi les plus beaux qui...
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