Scénario Jean-Louis Daniel, Philippe Setbon
Image Richard Andry
Musique Philippe Servain
Son Jean-Marcel Milan
Montage Isabelle Rathery
Décors Denise Cohen
Production Zora Production (Danièle Molko)
Interprétation
Robin Renucci, Alexandra Stewart, Véronique Delbourg, Jean-Paul Muel
À partir d’un événement, somme toute assez peu commun, d’un homme qui se serait pendu, après avoir assisté à la trahison de la femme qu’il aime, Jean-Louis Daniel nous plonge dans un monde charnière entre le réel et l’imaginaire, sans qu’on sache vraiment très bien, tout au long du film, de quel côté du miroir on se trouve. La culpabilité est trop forte dans la vie d’Héléna pour qu’à un moment ou à un autre, consciemment ou inconsciemment, n’intervienne pas la nécessité d’une expiation. Et elle arrive sous les traits d’un jeune homme, Milo, qui, sous prétexte d’entrer au service d’Héléna comme secrétaire particulier, a revêtu l’habit de l’archange justicier et le masque du pendu. Dès son entrée, il referme la porte derrière lui et l’interdit à tous ceux qui vivent dans l’entourage d’Héléna : l’amant de service, fade à souhait, l’infirmière aux piqûres libératoires ou l’ami qui propose de changer d’air, comme si l’on pouvait échapper dans le plaisir, l’oubli ou la fuite, aux persécutions sournoises de la conscience. Tout se joue désormais à deux et à huis clos. L’enfantement est violent, douloureux, dans un univers rouge sang et sombre. L’intervention d’Angelina (« On m’appelle Ange ») qui vient aimer Milo — car seuls les anges s’accouplent entre eux — boucle la boucle. À son tour, Héléna connaît la trahison. Mais la rédemption est proche.
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Peau d’ange
Jean-Louis Daniel
France — 35mm — couleurs — 1h20 — 1985
Robin Renucci, Alexandra Stewart, Véronique Delbourg, Jean-Paul Muel
À partir d’un événement, somme toute assez peu commun, d’un homme qui se serait pendu, après avoir assisté à la trahison de la femme qu’il aime, Jean-Louis Daniel nous plonge dans un monde charnière entre le réel et l’imaginaire, sans qu’on sache vraiment très bien, tout au long du film, de quel côté du miroir on se trouve. La culpabilité est trop forte dans la vie d’Héléna pour qu’à un moment ou à un autre, consciemment ou inconsciemment, n’intervienne pas la nécessité d’une expiation. Et elle arrive sous les traits d’un jeune homme, Milo, qui, sous prétexte d’entrer au service d’Héléna comme secrétaire particulier, a revêtu l’habit de l’archange justicier et le masque du pendu. Dès son entrée, il referme la porte derrière lui et l’interdit à tous ceux qui vivent dans l’entourage d’Héléna : l’amant de service, fade à souhait, l’infirmière aux piqûres libératoires ou l’ami qui propose de changer d’air, comme si l’on pouvait échapper dans le plaisir, l’oubli ou la fuite, aux persécutions sournoises de la conscience. Tout se joue désormais à deux et à huis clos. L’enfantement est violent, douloureux, dans un univers rouge sang et sombre. L’intervention d’Angelina (« On m’appelle Ange ») qui vient aimer Milo — car seuls les anges s’accouplent entre eux — boucle la boucle. À son tour, Héléna connaît la trahison. Mais la rédemption est proche.