Le Pas suspendu de la cigogne

Théo Angelopoulos

Grèce — 1991 — 140 min — 35 mm — couleur

Scénario : Théo Angelopoulos, Tonino Guerra, Petros Markaris (d’après une idée originale de Théo Angelopoulos) Image : Yorgos Arvanitis, Andreas Sinanos Musique : Helena Karaindrou Decors : Mikes Karapiperis Montage : Giannis Tsitsopoulos Son : Marinos Athanassopoulos Production : Arena Films – Théo Angelopoulos Production – Centre du Cinéma Grec – Vega Film – Erre Produzioni Source : Forum Distribution Interpretation : Marcello Mastroianni (l’homme politique), Jeanne Moreau (la femme), Gregory Karr (le reporter), Dora Chrysikou (la petite fille), Ilias Logothetis (le colonel), Vassilis Bouyiouklakis (le directeur de Production), Dimitris Poulikakos (le chef opérateur), Akis Sakellariou (l’ingénieur du son), Benjamin Ritter (autre ingénieur du son), Tasos Apostolou (le perchman), Dominique Ducos (le chauffeur de l’équipe TV)

En mission près de la frontière grecque, Alexandre, un jeune reporter découvre une ville, un visage et une image. La ville, petite et frontalière, le bout du monde. Les gens du pays la surnomment « salle d’attente ». Ayant traversé la frontière clandestinement, des réfugiés de différentes nationalités y vivent dans des ghettos avec un seul rêve en tête : partir pour refaire leur vie ailleurs. Le visage, c’est celui d’un réfugié âgé. Il vit là aussi, cultivant un modeste carré de pommes de terre. Sur ce visage, Alexandre croit reconnaître une personnalité politique grecque disparue quelques années plus tôt, dans des circonstances et pour des raisons demeurées mystérieuses. L’image enfin, c’est lui même un pied en l’air sur le pont qui sépare son pays des autres : « Si je fais un pas, je suis…ailleurs…ou je meurs ».