Titre original Leningrad Cowboys Meet Moses Scénario Aki Kaurismäki, d’après une idée originale de Sakke Järvenpää, Aki Kaurismäki, Mato Valtonen
Image Timo Salminen
Montage Aki Kaurismäki
Production Sputnik, Pyramide Productions
Source Pyramide Films, The Finnish Film Foundation
Interprétation
Matti Pellonpää, Kari Väänänen, André Wilms, Les Leningrad Cowboys
De retour du Mexique, nous retrouvons les Leningrad Cowboys au cours d’un long périple, via la Normandie, jusqu’aux confins de l’Europe de l’Est. Inspiré de la Bible et du Manifeste du parti communiste, ce road-movie évoque la face sombre et impitoyable de la réalité européenne actuelle, accompagnée d’un spectacle musical multiculturel.
« Kaurismäki place sa bande de personnages, silhouettes dessinées à grands traits, dans des décors réels. On voit les Leningrad Cowboys jouer pour une noce plus vraie que nature. À chaque scène, leur irruption dans la réalité européenne en révèle l’absurdité, mais aussi la poésie. Ce portrait d’un continent fatigué, qui tente d’élever des barrières que seul Moïse peut franchir, est le pendant d’un autre film d’Aki Kaurismäki, Tiens ton foulard, Tatiana. Multipliant, tels les pains et les poissons, les allusions cinéphiliques (de Mack Sennett à Bresson), les coq-à-l’âne et les images saisissantes (Moïse creusant la roche d’un sommet alpin au marteau-piqueur afin d’en faire jaillir de l’eau), Les Leningrad Cowboys rencontrent Moïse est un film désenchanté et enchanteur. »
L’œuvre d’Aki Kaurismäki s’ouvre sur l’image d’un cafard qui rampe sur un billot (Crime et châtiment, 1983). Soudain la lame d’une hache fauche l’insecte par le milieu et le balaye hors champ. La frontalité du geste à la fois impassible et violent, cadré...
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Les Leningrad Cowboys rencontrent Moïse
Aki Kaurismäki
Finlande/France — fiction — 1993 — 1h32 — couleur — vostf
Matti Pellonpää, Kari Väänänen, André Wilms, Les Leningrad Cowboys
De retour du Mexique, nous retrouvons les Leningrad Cowboys au cours d’un long périple, via la Normandie, jusqu’aux confins de l’Europe de l’Est. Inspiré de la Bible et du Manifeste du parti communiste, ce road-movie évoque la face sombre et impitoyable de la réalité européenne actuelle, accompagnée d’un spectacle musical multiculturel.
« Kaurismäki place sa bande de personnages, silhouettes dessinées à grands traits, dans des décors réels. On voit les Leningrad Cowboys jouer pour une noce plus vraie que nature. À chaque scène, leur irruption dans la réalité européenne en révèle l’absurdité, mais aussi la poésie. Ce portrait d’un continent fatigué, qui tente d’élever des barrières que seul Moïse peut franchir, est le pendant d’un autre film d’Aki Kaurismäki, Tiens ton foulard, Tatiana. Multipliant, tels les pains et les poissons, les allusions cinéphiliques (de Mack Sennett à Bresson), les coq-à-l’âne et les images saisissantes (Moïse creusant la roche d’un sommet alpin au marteau-piqueur afin d’en faire jaillir de l’eau), Les Leningrad Cowboys rencontrent Moïse est un film désenchanté et enchanteur. »
Thomas Sotinel, Le Monde, 6 juillet 1994
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Textes
Satu Kyösla (maître de conférence) — 2018
Des artistes de la dignité
L’œuvre d’Aki Kaurismäki s’ouvre sur l’image d’un cafard qui rampe sur un billot (Crime et châtiment, 1983). Soudain la lame d’une hache fauche l’insecte par le milieu et le balaye hors champ. La frontalité du geste à la fois impassible et violent, cadré...
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