Journal intime d’un pécheur

Wojciech J. Has

Pologne — 35 mm — couleurs — 125 mn — 1985

Titre original Osobisty pamietnik grzesznika przez niego samego spisany Scénario Michal Komar, d’après un roman de James Hogg Images Grzegorz Kgdzierski Musique Jerzy Maksymiuk Décors Andrzei Przedworski Montage Barbara Lewandowska-Conio Production Zespoly Filmowe (Varsovie) Interprétation

Piotr Bajor, Maciej Kodowski, Janusz Michdowski, Hanna Stankowna, Ewa Wigniewska, Franciszek Pieczka

L’action se déroule au début du XVIII’ siècle, dans un pays protestant indéterminé. Un gardien à la campagne effectue l’exhumation de la dépouille d’un jeune homme décédé il y a peu de temps. Il recherche le journal intime du garçon, Robert. C’est ainsi que celui-ci commence à narrer sa vie. Sa mère, mariée à un propriétaire foncier, se sépare de son mari juste après la naissance de son fils Gustav qu’elle laisse à la garde de son mari. Elle-même se met en ménage avec le pasteur Prudencjusz. Elle lui donne un fils, Robert. Elevé par sa mère bigote et le pasteur très pieux, Robert est indigné par la conduite de son frère impie et noceur qui aime la vie, le vin et les filles. Robert se laisse persuader par un inconnu que la mort de son frère sera l’exécution du décret de la Providence. Il défie son frère en duel, lutte contre lui, mais le coup mortel n’est pas donné de sa main, mais de celle de l’inconnu qui a pris son apparence. Au cours d’un bal donné chez ses parents, Robert est accusé de viol et d’ivrognerie. Robert ne sait pas comment il a vécu les six mois suivants, et lorsque le domestique lui déclare que les dépouilles de sa mère et du pasteur ont été découvertes et que la population des environs veut le lyncher pour ces meurtres, il est persuadé cette fois encore qu’il n’est pas l’auteur de ces atrocités. L’inconnu fait encore une fois son apparition et l’aide à fuir devant la foule hostile. Le jeune homme, fou de désespoir et convaincu que c’est l’inconnu le meurtrier, le tue. Mais c’est la dépouille de Robert qui reste sur la place et non celle de l’inconnu. Robert achève le récit de sa triste existence. Au cimetière, c’est le défilé des personnes sorties de leur tombeau : Gustav, la mère, le pasteur, Robert rejoint ce triste cortège et jette son journal au feu.