Le Jour du fléau

John Schlesinger

35 mm — couleurs — 2 h 20 — 1975

Titre original The Day of the Locust Scénario Waldo Salt, d’après le roman de Nathanael West. Images Conrad Hall. Décors John Cloyd. Montage Jim Clark. Musique John Barry, dirigé par lui-même. Production Jerôme Hellman et Sheldon Schrager pour Paramount et Ronald Shedlo. Distribution CIC Interprétation

Donald Sutherland (Homer Simpson), Karen Black (Faye Greener), William Atherton (Tod Hackett), Burgess Meredith (Harry Greener), Richard A. Dysart (Claude Estée), Bo Hopkins (Earle Shoop), Pepe Serna (Miguel), Lelia Goldoni (Mary Dove), Billy Barty (Abe Kusich), Jackie Haley (Adoré Loomis), Gloria Le Roy (Mrs Loomis), Geraldine Pafe (Big Sister), William C. Castle (le réalisateur), John Hillerdam (Ned Grote), Paul Jabara (le travesti)

A l’automne 1938, Tod Hackett, frais émoulu de l’université de Yale, arrive à Hollywood où il a obtenu un vague emploi de dessinateur dans un studio. Il s’installe à la pension San Bernar-dino Arms, où vivent Abe Kusich, un nain au tempérament agressif qui a une passion pour les courses de chevaux, Adoré Loomis, un horrible gosse aux cheveux oxygénés que sa mère tente vainement d’imposer comme un rival de Mickey Rooney ou de Freddie Barthelomew, Harry Greener, un médiocre artiste de music-hall qui assure difficilement sa subsistance en vendant du brillant pour argenterie à domicile, et Faye, sa fille, qui ne vit que pour le cinéma et ne parle que par clichés, rêve de gloire et de célébrité, mais doit se contenter d’être figurante. Tour à tour sensuelle et puérile, maniérée et sincère, stupide et émouvante. Faye fascine Tod. Cependant, tout en flirtant outrageu-sement avec le jeune homme sous les yeux de son « fiancé », le cow-boy Earle Shoop, elle refuse obstinément de se donner à lui. Tod qui a réussi à attirer l’attention sur lui se voit confier la réalisation d’esquisses en vue d’une superproduction sur la bataille de Waterloo tout en poursuivant l’exécution d’une fresque personnelle où se retrouvent les visages tourmentés et hallucinés des personnages qu’il croise dans ses pérégrinations. Peu après la mort de son père, Faye s’installe chez Homer Simpson – ancien comptable, timoré et bloqué chez qui son père s’était écroulé de fatigue quelques semaines auparavant – éternel gogo qu’elle a charmé sans difficultés. Lors d’une soirée chez Homer, au cours de laquelle elle a flirté avec le patron de Tod, puis s’est donnée au copain de Earle, Faye quitte Homer complètement effondré.