Titre original I Hired a Contract Killer Scénario Aki Kaurismäki, d’après une idée originale de Peter von Bagh
Image Timo Salminen
Montage Aki Kaurismäki
Production Villealfa FilmProductions, Svenska Filminstitutet, Pandora Filmproduktion, Channel Four Films
Source Pyramide Films, The Finnish Film Foundation
Interprétation
Depuis qu’il a perdu son travail, Henri Boulanger, un Français qui vit à Londres, n’a qu’une idée en tête : mourir. Ses nombreuses tentatives de suicide échouent. Pour en finir une fois pour toutes, il décide d’engager un tueur.
« Film angoissant et secrètement ironique, J’ai engagé un tueur tape dans le mille de la solitude urbaine et de l’absurdité existentielle à grands coups de plans fixes outrageusement dilatés et de comique glacial. Avec son lot de singularités, à savoir Londres filmée comme une mégalopole désincarnée et la présence, aux côtés de Jean-Pierre Léaud, de Serge Reggiani, présentement tout aussi disjoncté que son cadet. à noter également la brève incursion dans le film de Joe Strummer, ex-chanteur des Clash. Un éclair de vitalité dans ce film hypnotique qui ressemble à une métaphore sur grand écran de la gueule de bois de l’entre-deux-réveillons. »
L’œuvre d’Aki Kaurismäki s’ouvre sur l’image d’un cafard qui rampe sur un billot (Crime et châtiment, 1983). Soudain la lame d’une hache fauche l’insecte par le milieu et le balaye hors champ. La frontalité du geste à la fois impassible et violent, cadré...
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J’ai engagé un tueur
Aki Kaurismäki
Finlande/Suède/Grande-Bretagne/Allemagne — fiction — 1990 — 1h20 — couleur — vostf
Jean-Pierre Léaud, Margi Clarke, Kenneth Colley, Trevor Bowen, Imogen Clare, Angela Walsh, Joe Strummer, Serge Reggiani
Depuis qu’il a perdu son travail, Henri Boulanger, un Français qui vit à Londres, n’a qu’une idée en tête : mourir. Ses nombreuses tentatives de suicide échouent. Pour en finir une fois pour toutes, il décide d’engager un tueur.
« Film angoissant et secrètement ironique, J’ai engagé un tueur tape dans le mille de la solitude urbaine et de l’absurdité existentielle à grands coups de plans fixes outrageusement dilatés et de comique glacial. Avec son lot de singularités, à savoir Londres filmée comme une mégalopole désincarnée et la présence, aux côtés de Jean-Pierre Léaud, de Serge Reggiani, présentement tout aussi disjoncté que son cadet. à noter également la brève incursion dans le film de Joe Strummer, ex-chanteur des Clash. Un éclair de vitalité dans ce film hypnotique qui ressemble à une métaphore sur grand écran de la gueule de bois de l’entre-deux-réveillons. »
Olivier de Bruyn, Libération, 27 décembre 1994
Dans nos archives...
Textes
Satu Kyösla (maître de conférence) — 2018
Des artistes de la dignité
L’œuvre d’Aki Kaurismäki s’ouvre sur l’image d’un cafard qui rampe sur un billot (Crime et châtiment, 1983). Soudain la lame d’une hache fauche l’insecte par le milieu et le balaye hors champ. La frontalité du geste à la fois impassible et violent, cadré...
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