États-Unis — documentaire — 1969 — 1h24 — noir et blanc — vostf
Réalisation, Montage, Son, Production Frederick Wiseman
Image William Brayne
Source Zipporah Films
Frederick Wiseman filme les urgences du Metropolitan Hospital : cardiaques, diabétiques, cancéreux, alcooliques, drogués, suicidés, accidentés qu’on débarque là, parce que leur vie est en danger. Les infirmières, les docteurs, les psychiatres font ce qu’ils peuvent : il leur faut affronter non seulement la maladie mais aussi le monstre froid de l’administration, ses lourdeurs, ses règlements, ses incohérences.
« La séquence d’ouverture du film sur une opération chirurgicale, avec la rapidité et la précision des gestes des praticiens à ouvrir la chair, nous propulse d’emblée dans le vif du sujet. Hospital est d’abord une succession muette de corps implorants qui parlent de leur souffrance par les signes de cette souffrance, auxquels le corps médical répond par des diagnostics et des actes. La froide objectivité de la manutention des corps n’apparaît pas distinctement dans la relation du médecin au malade. Elle est imposée par le rythme du travail, par sa masse, par la succession des actes et des examens, par la suite des services, le défilé continu des urgences, ce va-et-vient incessant de nouveaux malades et du personnel qui ne tolère aucun repos, aucune pause. »
« Ce musée offre d’extraordinaires occasions d’étudier la condition humaine. » Une conférencière dans National Gallery (2014)
Depuis bientôt cinquante ans, Frederick Wiseman, fin moraliste et explorateur inlassable de la nature humaine, s’attache à montrer...
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Hospital
Frederick Wiseman
États-Unis — documentaire — 1969 — 1h24 — noir et blanc — vostf
Frederick Wiseman filme les urgences du Metropolitan Hospital : cardiaques, diabétiques, cancéreux, alcooliques, drogués, suicidés, accidentés qu’on débarque là, parce que leur vie est en danger. Les infirmières, les docteurs, les psychiatres font ce qu’ils peuvent : il leur faut affronter non seulement la maladie mais aussi le monstre froid de l’administration, ses lourdeurs, ses règlements, ses incohérences.
« La séquence d’ouverture du film sur une opération chirurgicale, avec la rapidité et la précision des gestes des praticiens à ouvrir la chair, nous propulse d’emblée dans le vif du sujet. Hospital est d’abord une succession muette de corps implorants qui parlent de leur souffrance par les signes de cette souffrance, auxquels le corps médical répond par des diagnostics et des actes. La froide objectivité de la manutention des corps n’apparaît pas distinctement dans la relation du médecin au malade. Elle est imposée par le rythme du travail, par sa masse, par la succession des actes et des examens, par la suite des services, le défilé continu des urgences, ce va-et-vient incessant de nouveaux malades et du personnel qui ne tolère aucun repos, aucune pause. »
Yann Lardeau, Cahiers du cinéma, décembre 1981
Dans nos archives...
Textes
Antoine Guillot — 2016
À propos de Frederick Wiseman
« Ce musée offre d’extraordinaires occasions d’étudier la condition humaine. » Une conférencière dans National Gallery (2014) Depuis bientôt cinquante ans, Frederick Wiseman, fin moraliste et explorateur inlassable de la nature humaine, s’attache à montrer...
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