Titre original Mies vailla menneisyyttä Scénario Aki Kaurismäki
Image Timo Salminen
Montage Timo Linnasalo
Production Sputnik
Source Pyramide Films, The Finnish Film Foundation
Interprétation
Markku Peltola, Kati Outinen, Juhani Niemelä, Kaija Pakarinen, Sakari Kuosmanen, Annikki Tähti, Anneli Sauli
Un étranger à la ville arrive en train de nuit à Helsinki et se fait sauvagement agresser. Dépouillé de tout, il est envoyé à l’hôpital où le médecin le déclare mort, mais il reprend vie et s’enfuit.
« Comme son héros, Aki Kaurismäki a, peu à peu, oublié ses références cinématographiques pour créer son propre monde. Certains retrouveront le terrain familier de Tati, d’Ozu et de quelques autres grands cinéastes humanistes, mais pour Kaurismäki, il n’y a dans ce monde d’autre sens que celui qu’on lui accorde : il est donc décidé que ce sera le sens du rythme. Quelque chose comme un rock finlandais qui se déroulerait au rythme lancinant d’un tango nimbé d’alcool. Tout y a l’air évident, et l’on s’y sent plus léger. Si l’on n’utilisait pas le mot à tort et à travers, il faudrait qualifier L’Homme sans passé du seul adjectif qui lui convienne vraiment : bouleversant. L’envers y devient l’endroit, la pauvreté une richesse, la déchéance une chance et la solitude, l’avant-garde de l’amour. »
L’œuvre d’Aki Kaurismäki s’ouvre sur l’image d’un cafard qui rampe sur un billot (Crime et châtiment, 1983). Soudain la lame d’une hache fauche l’insecte par le milieu et le balaye hors champ. La frontalité du geste à la fois impassible et violent, cadré...
Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. En navigant sur le site, vous acceptez ces conditions d'utilisation.
L’Homme sans passé
Aki Kaurismäki
Finlande — fiction — 2001 — 1h37 — couleur — vostf
Markku Peltola, Kati Outinen, Juhani Niemelä, Kaija Pakarinen, Sakari Kuosmanen, Annikki Tähti, Anneli Sauli
Un étranger à la ville arrive en train de nuit à Helsinki et se fait sauvagement agresser. Dépouillé de tout, il est envoyé à l’hôpital où le médecin le déclare mort, mais il reprend vie et s’enfuit.
« Comme son héros, Aki Kaurismäki a, peu à peu, oublié ses références cinématographiques pour créer son propre monde. Certains retrouveront le terrain familier de Tati, d’Ozu et de quelques autres grands cinéastes humanistes, mais pour Kaurismäki, il n’y a dans ce monde d’autre sens que celui qu’on lui accorde : il est donc décidé que ce sera le sens du rythme. Quelque chose comme un rock finlandais qui se déroulerait au rythme lancinant d’un tango nimbé d’alcool. Tout y a l’air évident, et l’on s’y sent plus léger. Si l’on n’utilisait pas le mot à tort et à travers, il faudrait qualifier L’Homme sans passé du seul adjectif qui lui convienne vraiment : bouleversant. L’envers y devient l’endroit, la pauvreté une richesse, la déchéance une chance et la solitude, l’avant-garde de l’amour. »
Philippe Piazzo, Aden, mai 2002
Dans nos archives...
Textes
Satu Kyösla (maître de conférence) — 2018
Des artistes de la dignité
L’œuvre d’Aki Kaurismäki s’ouvre sur l’image d’un cafard qui rampe sur un billot (Crime et châtiment, 1983). Soudain la lame d’une hache fauche l’insecte par le milieu et le balaye hors champ. La frontalité du geste à la fois impassible et violent, cadré...
Lire la suite