Détraquées (Les) ou L’Araignée de satin

Jacques Baratier

France — 35 mm — couleurs — 90 mn — 1984

Scénario et dialogues Jacques Baratier, d’après la pièce de P.L. Palau et P. Thiery, Les Détraquées Images Roger Fellous Son Jean-Philippe Le Roux Musique Bruno Gillet Décors Guénolie Azerthiope Production Baraka Production / Jacques Dorfmann Interprétation

Catherine Jourdan, Ingrid Caven, Alexandra Sycluna, Michel Albertini, Daniel Mesguish, Roland Topor

L’action a pour cadre une pension de jeunes filles vers 1920, à la veille des vacances. La directrice, Madame de Challens, une personne blonde d’une quarantaine d’années, attend avec anxiété l’arrivée de quelqu’un… Solange. Solange est un être instable, inquiet, qui par son charme morbide va déclencher le drame. Une élève de 14 ans, Lucienne, a disparu… L’année précédente, à la même date, une petite fille s’est suicidée dans des circonstances obscures. Il semble que Solange ait été mêlée à ce drame. Un jeune policier, Levron, retrouve Lucienne dans la forêt et la ramène à la pension. Ce policier de charme — qui se prend pour la mort — va polariser les fantasmes de la Pension des Fauvettes. Lucienne croit retrouver, sous les traits de Levron, le visage de son père tué à Douaumont en 1916. Venu pour enquêter sur la fugue de Lucienne, Levron est d’emblée fasciné par le charme de la directrice. Il va devenir insensiblement le complice du drame qu’il devait empêcher. Dans ce milieu guindé et bien pensant d’une étouffante après-guerre, la mort a trouvé son climat favorable. Elle est sans cesse présente dans cette féerie érotique qui se dénouera par la mort de Lucienne. Un psychiatre complète ce tableau de famille, ainsi qu’un aumônier pervers qui semble partager avec Madame de Challens des secrets inavouables.