Titre original Kárhozat Scénario László Krasznahorkai, Béla Tarr
Image Gábor Medvigy
Musique Mihály Víg
Montage Ágnes Hranitzky
Décors Gyula Pauer
Son Péter Laczkovich
Production Institut du cinéma hongrois, Mokép, télévision hongroise
Interprétation Miklós B. Székely, Vali Kerekes, Gyula Paver, Hédi Temessy, György Cserhalmi
Dans un paysage dévasté, Karrer vit depuis des années coupé du monde, passant son temps à contempler des bennes qui disparaissent dans le lointain et à errer sous une pluie incessante. Ses seuls liens sociaux sont un bar, le Titanic, où il échoue chaque soir, et son patron, Willarsky. Attiré par une chanteuse qui s’y produit, il s’arrange pour éloigner le mari de celle-ci, et la séduire. Mais les élans affectifs des personnages sont changeants et leurs sentiments provoquent entre eux des conflits et des rapprochements désespérés. Karrer est le grand perdant de cette histoire. Son calvaire ne le conduira pas vers la rédemption, mais vers une solitude absolue où il se fondra dans la désolation du décor.
La filmographie du réalisateur hongrois Béla Tarr se divise en deux types de films. Les trois premiers sont des cris de rage de facture réaliste socialiste. Les quatre suivants, dont le style se teinte de l'influence croisée de Miklos Jancsó et Andreï...
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Damnation
Béla Tarr
Hongrie — 1987 — 1h56 — 35mm
Dans un paysage dévasté, Karrer vit depuis des années coupé du monde, passant son temps à contempler des bennes qui disparaissent dans le lointain et à errer sous une pluie incessante. Ses seuls liens sociaux sont un bar, le Titanic, où il échoue chaque soir, et son patron, Willarsky. Attiré par une chanteuse qui s’y produit, il s’arrange pour éloigner le mari de celle-ci, et la séduire. Mais les élans affectifs des personnages sont changeants et leurs sentiments provoquent entre eux des conflits et des rapprochements désespérés. Karrer est le grand perdant de cette histoire. Son calvaire ne le conduira pas vers la rédemption, mais vers une solitude absolue où il se fondra dans la désolation du décor.
Dans nos archives...
Textes
Jonathan Rosenbaum — 2001
Du réalisme socialiste au formalisme démoniaque
La filmographie du réalisateur hongrois Béla Tarr se divise en deux types de films. Les trois premiers sont des cris de rage de facture réaliste socialiste. Les quatre suivants, dont le style se teinte de l'influence croisée de Miklos Jancsó et Andreï...
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