Image Laurent Fénart, Heikki Färm
Montage Ennio Balducci, Dominique Marcombre
Production AMIP, Arte France
Avec Aki Kaurismäki, Irmeli Debarle, Peter von Bagh, Sakari Kuosmanen, Kati Outinen, Elina Salo
Le parcours d’Aki Kaurismäki est assez singulier : après avoir pratiqué les métiers les plus divers, il s’empare progressivement du cinéma. Ses films sont courts – il postule qu’un film ne devrait jamais dépasser 90 minutes et les siens sont plus près de 70. Ils parodient, sur un mode souvent excentrique, des genres variés, du road movie au film noir, du drame social au musical rock. Ils sont peuplés de finnois lugubres et gros buveurs, sauvés de l’absolue noirceur par un humour plein d’aspérités et par le regard infiniment fraternel du réalisateur.
« Guy Girard, aidé de l’historien du cinéma finlandais Peter von Bagh, s’entretient avec le réalisateur et le filme principalement à Markkila, une ville métallurgique en déclin, s’attachant à faire ressortir comment l’univers qu’il a mis en place, là-bas, devient la substance même de ses films : des personnages, des éléments de décors, des situations, une atmosphère. Il le questionne sur les mises en scène comparées de sa vie et de ses films, il lui demande où et comment il imagine et bâtit ses intrigues et comment l’aspect social, toujours présent, s’y trouve mêlé. »
L’œuvre d’Aki Kaurismäki s’ouvre sur l’image d’un cafard qui rampe sur un billot (Crime et châtiment, 1983). Soudain la lame d’une hache fauche l’insecte par le milieu et le balaye hors champ. La frontalité du geste à la fois impassible et violent, cadré...
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Cinéma de notre temps : Aki Kaurismäki
Guy Girard
Finlande/France — documentaire — 2000 — 52 min — couleur — vostf
Le parcours d’Aki Kaurismäki est assez singulier : après avoir pratiqué les métiers les plus divers, il s’empare progressivement du cinéma. Ses films sont courts – il postule qu’un film ne devrait jamais dépasser 90 minutes et les siens sont plus près de 70. Ils parodient, sur un mode souvent excentrique, des genres variés, du road movie au film noir, du drame social au musical rock. Ils sont peuplés de finnois lugubres et gros buveurs, sauvés de l’absolue noirceur par un humour plein d’aspérités et par le regard infiniment fraternel du réalisateur.
« Guy Girard, aidé de l’historien du cinéma finlandais Peter von Bagh, s’entretient avec le réalisateur et le filme principalement à Markkila, une ville métallurgique en déclin, s’attachant à faire ressortir comment l’univers qu’il a mis en place, là-bas, devient la substance même de ses films : des personnages, des éléments de décors, des situations, une atmosphère. Il le questionne sur les mises en scène comparées de sa vie et de ses films, il lui demande où et comment il imagine et bâtit ses intrigues et comment l’aspect social, toujours présent, s’y trouve mêlé. »
Arte
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Textes
Satu Kyösla (maître de conférence) — 2018
Des artistes de la dignité
L’œuvre d’Aki Kaurismäki s’ouvre sur l’image d’un cafard qui rampe sur un billot (Crime et châtiment, 1983). Soudain la lame d’une hache fauche l’insecte par le milieu et le balaye hors champ. La frontalité du geste à la fois impassible et violent, cadré...
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