Scénario Véronique Aubouy
Image Hugues Gémignani
Musique Timon Koulmasis
Montage Colette Beltràn
Son Benjamin Laurent, Erwann Kernazet, Yvan Dumas
Production Ex Nihilo
Source Agat Films
Femme à la fois piquante et élégante, actrice au naturel qui ne mâchait pas ses mots, Bernadette Lafont avait su imposer sa gouaille, particulière et généreuse, cette manière bien à elle de traîner sur les mots.
« Entre deux taffes de cigarette ou deux extraits cocasses de sa filmo, elle parle franc, la Lafont : de son métier, de ses amours ou de son drame (le décès de sa fille Pauline). Sa gouaille et sa gourmandise semblent intactes depuis ses débuts avec la bande des Cahiers, Les Bonnes Femmes de Chabrol (son film préféré), ou Les Godelureaux, dont elle savoure encore cette réplique : “Il ne faut pas m’aimer, ça m’encombre.” Dans son jardin, elle arrose fièrement la rose “Bernadette Lafont”, qui, en plus de sentir bon, “est solide et résiste à l’hiver”. Cette Nîmoise de naissance, qui tourna avec Truffaut et Miller, en passant par Eustache, puis brûla les planches en jouant du Copi ou du Guitry, aime toujours autant jouer, mais n’est pas du genre à composer. »
Il ne sera jamais trop tard pour imaginer la joie de Bernadette à l’instant où elle nous a faussé compagnie pour franchir le seuil d’une nouvelle demeure constellée d’étoiles qui est désormais et à jamais la sienne.
Oui, il faut l’imaginer parmi les...
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Bernadette Lafont, une sacrée bonne femme
Véronique Aubouy
France — documentaire — 2012 — 55 min — couleur
Femme à la fois piquante et élégante, actrice au naturel qui ne mâchait pas ses mots, Bernadette Lafont avait su imposer sa gouaille, particulière et généreuse, cette manière bien à elle de traîner sur les mots.
« Entre deux taffes de cigarette ou deux extraits cocasses de sa filmo, elle parle franc, la Lafont : de son métier, de ses amours ou de son drame (le décès de sa fille Pauline). Sa gouaille et sa gourmandise semblent intactes depuis ses débuts avec la bande des Cahiers, Les Bonnes Femmes de Chabrol (son film préféré), ou Les Godelureaux, dont elle savoure encore cette réplique : “Il ne faut pas m’aimer, ça m’encombre.” Dans son jardin, elle arrose fièrement la rose “Bernadette Lafont”, qui, en plus de sentir bon, “est solide et résiste à l’hiver”. Cette Nîmoise de naissance, qui tourna avec Truffaut et Miller, en passant par Eustache, puis brûla les planches en jouant du Copi ou du Guitry, aime toujours autant jouer, mais n’est pas du genre à composer. »
Guillemette Odicino, Télérama, 11 avril 2014
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Textes
André S. Labarthe (cinéaste) — 2014
Bernadette la tête en bas
Il ne sera jamais trop tard pour imaginer la joie de Bernadette à l’instant où elle nous a faussé compagnie pour franchir le seuil d’une nouvelle demeure constellée d’étoiles qui est désormais et à jamais la sienne. Oui, il faut l’imaginer parmi les...
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