L’amour c’est gai, l’amour c’est triste

Jean-Daniel Pollet

France — fiction — 1968 — 1h30 — couleur

Scénario Jean-Daniel Pollet, Remo Forlani Image Jean-Jacques Rochut Musique Jean-Jacques Debout Montage Nina Baratier Production Argos Films Source Tamasa Distribution Interprétation

Claude Melki, Bernadette Lafont, Chantal Goya, Jean-Pierre Marielle, Marcel Dalio, Vassilis Diamantopoulos, Jacques Doniol-Valcroze, Remo Forlani, Luc Moullet, Denise Péron, Rufus, Dominique Zardi

Léon, tailleur pour hommes, partage avec sa sœur Marie, soi-disant cartomancienne, un petit deux pièces. Dans l’une, il reçoit ses clients, dans l’autre, elle accueille les siens, envoyés par Maxime, son fiancé. Mais l’arrivée d’Arlette, une jeune et jolie provinciale, bouleverse le petit monde tranquille de Léon.

« La mélancolie du personnage de Claude Melki est contrebalancée par l’explosion de verve de Bernadette Lafont qui joue le rôle d’une tireuse de cartes plus habile à satisfaire la soif érotique de ses clients que leur curiosité de l’avenir. Ce joli trafic, elle le fait avec humour et désinvolture pour le compte d’un souteneur surréaliste, personnage désopilant, campé avec intelligence, brio, et une irrésistible drôlerie par Jean-Pierre Marielle. À partir de cette trame, et sur un texte vif et guère banal de Remo Forlani, le film nous entraîne dans le sillage du Paris populiste, la vision de Pollet étant essentiellement poétique. »

Henry Chapier, Combat, 1er avril 1971