Titre original Iskandaria Kaman Wa Kaman Scénario Youssef Chahine, Yousry Nasrallah
Image Ramses Marzouk
Musique Mohamed Nouh
Montage Rashida Abdel Salam
Production Misr International Films, Paris Classics Productions, la Sept
Source Tamasa
Interprétation
À la suite d’une rupture avec Amr, son acteur fétiche, le cinéaste Yehia Eskandarany remet en cause sa vie. Il évoque les relations qu’il entretient avec ses équipes, les problèmes qu’a connus la profession avec l’arrivée du pétrodollar dans l’industrie du cinéma égyptien, mais aussi l’amour qu’il éprouve pour ses acteurs. Cet amour dont la nature pourrait bien parfois le transformer en dictateur.
« Dans Alexandrie encore et toujours, le cinéaste égyptien dévoile jusqu’au dérisoire ses tropismes créateurs. L’amour obsessionnel des acteurs, et d’un en particulier, alter ego jusqu’à la gémellité, dévoration identitaire. Pour parler de son besoin insatiable d’Amr, puis de Nadia (Youssra), Chahine déploie d’excentriques scènes de comédie musicale ou de péplum transi […], dans des décors et des costumes somptueusement kitsch, bercés de refrains ricains et de mélopées arabes, avec le front de mer d’Alexandrie pour ponctuation. Dans son propre rôle de cinéaste, Chahine n’a plus rien à cacher […]. Chahine a tout donné à la représentation, en retour il peut tout se permettre. Il s’infiltre, promeneur sans mélancolie ni solitude, dans des séquences fantasmées et féeriques […] où le passé d’Alexandrie est convoqué au présent. »
Isabelle Poitel, Libération, 14 juin 2005
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Alexandrie encore et toujours
Youssef Chahine
Égypte/France – 1990 – 1h40 – fiction – couleur – vostf
Youssef Chahine, Youssra, Hussein Fahmy, Amr Abdulgalil, Hesham Selim, Zaki Abdel Wahab
À la suite d’une rupture avec Amr, son acteur fétiche, le cinéaste Yehia Eskandarany remet en cause sa vie. Il évoque les relations qu’il entretient avec ses équipes, les problèmes qu’a connus la profession avec l’arrivée du pétrodollar dans l’industrie du cinéma égyptien, mais aussi l’amour qu’il éprouve pour ses acteurs. Cet amour dont la nature pourrait bien parfois le transformer en dictateur.
« Dans Alexandrie encore et toujours, le cinéaste égyptien dévoile jusqu’au dérisoire ses tropismes créateurs. L’amour obsessionnel des acteurs, et d’un en particulier, alter ego jusqu’à la gémellité, dévoration identitaire. Pour parler de son besoin insatiable d’Amr, puis de Nadia (Youssra), Chahine déploie d’excentriques scènes de comédie musicale ou de péplum transi […], dans des décors et des costumes somptueusement kitsch, bercés de refrains ricains et de mélopées arabes, avec le front de mer d’Alexandrie pour ponctuation. Dans son propre rôle de cinéaste, Chahine n’a plus rien à cacher […]. Chahine a tout donné à la représentation, en retour il peut tout se permettre. Il s’infiltre, promeneur sans mélancolie ni solitude, dans des séquences fantasmées et féeriques […] où le passé d’Alexandrie est convoqué au présent. »
Isabelle Poitel, Libération, 14 juin 2005